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Photo : Laetitia Arnaud-Sicari

Des élus de la couronne nord de Montréal ont parcouru près de 60 kilomètres sur le P’tit train
du Nord pour souligner son 30e anniversaire et promouvoir la mobilité active.

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30 ans du P’tit train du Nord – Des élus unis pour la mobilité active

Publié le 21/10/2026

Le 9 octobre, des élus de la couronne nord de Montréal ont parcouru près de 60 kilomètres sur le P’tit train du Nord pour souligner son 30e anniversaire, mais aussi pour poursuivre le mouvement en faveur de la mobilité active.

« Lorsque je regarde tous les investissements dans nos villes, est-ce qu’il y a d’autres infrastructures municipales qui ont autant de retombées pour nos communautés, autant d’un point de vue nature, économie et mobilité ? », a mentionné Marie-Elaine Pitre, mairesse de Rosemère, au sujet du P’tit train du Nord, en s’adressant au groupe, à quelques minutes du départ.

Le départ a eu lieu à 9 h à la gare de Mont-Rolland, à Sainte-Adèle, où une dizaine d’élus étaient déjà présents. Parmi eux figuraient Nadine Brière, mairesse de Sainte-Adèle, Liza Poulin, mairesse de Blainville, Luc Martel, maire de Saint-Sauveur, et Marc Lamarre, maire de Saint-Eustache. La ligne d’arrivée se trouvait à 57 kilomètres plus loin, soit à Bois-des-Filion, où s’arrête le lien de 234 kilomètres de long.

En cours de route, plusieurs arrêts étaient prévus à Prévost, à Saint-Jérôme, à Mirabel et à Blainville pour permettre à d’autres élus de se joindre au groupe. « Au total, 20 élus d’une dizaine de villes participeront. L’idée, c’est de promouvoir les 30 ans du P’tit train du Nord, et de démontrer que nous pouvons faire de la mobilité active. (…) Parmi ceux qui se rendront jusqu’à Bois-des-Filion, certains vont revenir en train jusqu’à Saint-Jérôme puis ensuite prendre L’Inter des Laurentides », expliquait Mme Brière, qui figure parmi les trois instigatrices de la sortie, avec les mairesses de Blainville et de Rosemère.

Bien que le P’tit train du Nord ne traverse pas Saint-Eustache, le maire de la ville s’est dit « personnellement touché » par le parc linéaire. « Nous avions un chalet à Saint-Faustin-du-Lac-Carré, donc nous l’avons toujours utilisé. Et j’adore le vélo. Au printemps dernier, j’ai fait partie de ceux qui ont roulé plus de 300 kilomètres pour aller à Québec. On s’est arrêtés dans plusieurs villes pour parler de mobilité », a raconté M. Lamarre, en entrevue.

Message politique

En mai dernier, une trentaine d’élus municipaux des Laurentides se sont lancés dans un périple de cinq jours à vélo, partant de Blainville pour se rendre jusqu’à Québec, aux Assises 2026 de l’Union des municipalités du Québec. Le but de cette sortie était de « sensibiliser » d’autres élus à « l’importance des modes de transport actifs », tout en rappelant « l’urgence d’accélérer la transition vers la mobilité durable », indique un communiqué de la Ville de Blainville daté de mai 2026.

Car, sur la couronne nord de Montréal, « nous avons un enjeu de consolidation de réseaux, puis un enjeu majeur de transport en commun. Nous voulons un financement plus représentatif de nos réalités et de nos besoins. Ce qu’on demande au gouvernement, c’est de reprendre la responsabilité de tout ce qui est structurant », a détaillé Marie-Elaine Pitre, en entrevue.

Avec un nouveau gouvernement élu lors des élections provinciales le 5 octobre dernier, elle a ajouté que le moment « est opportun » pour ramener ces enjeux à l’avant-plan et poursuivre le mouvement. « Nous avons fait plusieurs interventions durant la campagne électorale. Nous n’allons pas lâcher le morceau. Tant que nous n’aurons pas de solutions viables, nous n’arrêterons pas de parler (des enjeux de mobilité) », a souligné la mairesse de Rosemère, aussi présidente du conseil d’administration du P’tit train du Nord.