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50 ans NOI – Ces nouvelles qui refusent de vieillir

50 ans NOI – Ces nouvelles qui refusent de vieillir

Publié le 27/08/2026

Cinquante ans de nouvelles locales, ce sont des milliers de manchettes, de visages, de débats et d’événements qui ont marqué leur époque avant de tranquillement rejoindre les archives.

Certaines histoires deviennent des souvenirs. D’autres finissent presque par disparaître de notre mémoire collective. Et puis, il y a celles qui refusent de vieillir.

Pour souligner le 50e anniversaire du Nord Info, nous avons demandé à notre journaliste Anne-Merline Eugène de replonger dans les pages du journal avec une mission bien particulière : retrouver ces grands dossiers qui, plusieurs décennies plus tard, racontent encore quelque chose de notre territoire.

L’exercice nous rappelle d’abord à quel point une région peut se transformer en 50 ans. Pendant près de quatre décennies, des milliers de travailleurs ont franchi les portes de l’usine General Motors de Boisbriand. Sa fermeture, annoncée en 2001, a marqué la fin d’une époque. Aujourd’hui, le Faubourg Boisbriand occupe une partie de ces terrains et toute une génération peut difficilement imaginer l’immense usine qui dominait autrefois le secteur.

D’autres histoires semblent, au contraire, n’avoir jamais vraiment quitté nos pages. Le Nord Info n’avait que quelques années lorsque l’implantation de Stablex soulevait déjà l’opposition de milliers de citoyens. Plus de quatre décennies plus tard, les acteurs ont changé et les projets ont évolué, mais les questions d’environnement et d’acceptabilité sociale entourant l’entreprise demeurent étonnamment familières.

Même constat à Mirabel. En 1991, nos journalistes s’interrogeaient sur l’avenir d’un aéroport né d’un gigantesque projet de transport ayant profondément bouleversé le territoire. En 2026, c’est Alto et son projet de train à grande vitesse qui ramènent dans la région les questions de tracé, de terres agricoles et d’expropriation. L’avion a fait place au train, mais certaines préoccupations traversent les générations.

Les archives racontent aussi des histoires beaucoup plus douloureuses. Celle de Marie-Chantale Desjardins, disparue à 10 ans en 1994, avait bouleversé toute une communauté et occupé la une du journal. Il aura fallu attendre 31 ans avant qu’un verdict vienne finalement donner un dénouement judiciaire à ce drame.

Replonger dans 50 ans de Nord Info, c’est donc regarder derrière nous. Mais c’est aussi comprendre un peu mieux le territoire sur lequel nous vivons aujourd’hui.

Parce qu’après 50 ans, certaines nouvelles ne deviennent jamais vraiment anciennes.