Mme Poulin est revenue sur le phénomène des poissons morts au lac Fauvel, dont les analyses ont confirmé que le manque d’oxygène en était responsable. Questionnée sur la présence de contaminants par la citoyenne Marie-Claude Archambault, la mairesse de Blainville lui a expliqué que la substance utilisée aux fins d’analyses n’avait relevé aucune matière préjudiciable à la vie aquatique.
« Ce qu’on a utilisé comme mesure, comme référence, c’est la concentration la plus élevée d’une substance qui ne produit aucun effet néfaste sur un organisme aquatique exposé durant toute sa vie de façon quotidienne, a expliqué Mme Poulin. On a pris le critère le plus sévère pour se rassurer et rassurer la population. Le taux était tellement infime qu’il était en dessous du critère le plus sévère que l’appareil ne pouvait même pas le détecter, donc ça n’a pas d’impact sur la vie aquatique. »
Mais il y a un endroit dans un fossé, du côté du boulevard Céleron, où il y avait des hydrocarbures et où un dépassement a été observé, lesquels proviennent des véhicules routiers, affirme Mme Poulin.
Des organismes environnementaux, regroupés sous le nom de Coalition Action déchets toxiques, continuent de s’inquiéter des impacts laissés par les activités de l’entreprise Stablex et font le suivi des échantillonnages effectués l’automne dernier par le ministère de l’Environnement.
Dépassements qui inquiètent
En analysant les données du rapport des échantillonnages du ministère de l’Environnement de l’automne 2025, la Coalition Action déchets toxiques affirme avoir relevé des dépassements qu’elle considère importants des taux de nickel et de cuivre dans les puits d’observations et fossés à proximité des cellules d’enfouissement de Stablex.
« En analysant les données du rapport des échantillonnages du ministère de l’Environnement réalisés à l’automne 2025, la Coalition Action déchets toxiques affirme avoir relevé des dépassements. Elle considère importants les taux de nickel et de cuivre observés dans les puits d’observation et les fossés à proximité des cellules d’enfouissement de Stablex. »
« L’ampleur des écarts par rapport aux moyennes sur 10 ans est si grande et les anomalies étant mesurées dans plusieurs puits, que cela porte à croire à la présence potentielle d’une fuite. De plus, les données du ministère indiquent également une hausse marquée de la conductivité dans plusieurs puits en 2025 — un indicateur typique de la présence accrue d’ions métalliques dans l’eau », soulignait la Coalition, qui manifestait son inquiétude d’une potentielle contamination plus large de l’eau souterraine.
Anomalie conforme
Maintenant, en ce qui concerne les dépassements relevés par la Coalition aux 20 emplacements échantillonnés autour de l’entreprise, il y a bien un site où se trouve une anomalie par rapport aux données des dix dernières années, a confirmé Mme Poulin, mais cette anomalie demeure conforme aux paramètres du ministère de l’Environnement.
« Quand il y a une anomalie, qui demeure dans la conformité des règles du ministère de l’Environnement, le protocole du ministère dit que, pendant trois ans, il faut faire des analyses de façon récurrente », a répondu Liza Poulin à la citoyenne Archambault.
Or, les dernières analyses ministérielles ont été faites l’automne dernier en période de sécheresse, ce qui peut impacter la qualité des échantillonnages, selon la mairesse de Blainville.
« Et l’on fait nos suivis avec eux de façon régulière pour s’assurer qu’ils effectuent leurs suivis en période de crues des eaux, avec cette anomalie qui demeure conforme. Et c’est là que je vais mettre mes énergies : à m’assurer que le ministère de l’Environnement fasse cette seconde analyse-là qui est prévue au protocole du MELCCFP », insiste Mme Poulin.

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