La direction de l’établissement situé sur le chemin de la Grande-Côte a été la première surprise de recevoir ce prix, l’établissement ayant ouvert ses portes le 13 février 2025.
« Ça a été une très très belle surprise, que je ne m’attendais pas à recevoir, surtout que notre restaurant, ça fait un peu plus d’un an qu’on est ouvert, donc ça a été une mention assez rapide », affirme fièrement Victoria Savoie, qui est la directrice et sommelière du restaurant.
Mme Savoie y est pour beaucoup dans cette reconnaissance signée Michelin. Après sa formation à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, elle a fait ses classes en restauration pendant 17 ans avant d’enrichir son parcours d’une formation professionnelle en sommellerie et donc de passer des fourneaux à la carte des vins.
C’est ainsi qu’on lui a d’abord proposé de devenir la sommelière principale chez Asteur avant de la nommer directrice de salle de l’endroit où elle se déploie pour satisfaire une clientèle venue pour y vivre une expérience culinaire : un repas de trois heures en dix services.

Expérience culinaire
Oui, dix services en trois étapes : la salle principale, la dégustation de bouchées en cuisine autour des cuisiniers qui préparent les plats devant eux, pour ensuite terminer le repas dans la salle tout en bas, qui s’ouvre par une porte secrète, pour la partie desserts.
Et les clients découvrent le terroir de la Belle Province. L’équipe du restaurant s’approvisionne à 100 % de produits provenant du Québec, incluant plusieurs de la grande région des Laurentides : Domaine Lafrance – Intermiel – Noire & Blanche – Gaspor – Les fromagiers de la Table Ronde – Vignoble Vents d’Ange – Ferme Richard Lemay. Même la vaisselle est fabriquée par une potière du coin.
La directrice de l’endroit croit que la personnalisation du service est certainement l’un des facteurs ayant permis au restaurant de Boisbriand de se faire remarquer par le Guide Michelin. Peut-être même l’élément distinctif puisque l’on veille à anticiper les petites envies d’une clientèle épicurienne.
« Ici, c’est vraiment une prise en charge du client qui se fait du début à la fin du service. C’est une expérience de trois heures, qui est basée sur un conte, dont le livre est sur la table. Chaque service correspond à un chapitre, donc les clients suivent l’histoire à travers la soirée. L’histoire part d’un ingrédient ou d’un concept. On travaille avec Dame nature », explique Victoria Savoie, qui assure pour sa part l’accord des vins auprès des clients qui le souhaitent.
Cette dernière donne en exemple l’histoire – le conte – dans lequel on retrouve un garçon découvrant les pousses printanières d’un légume, qui sortent du sol. Les clients liront donc l’histoire puis se verront servir dix services sur la base d’un thème, d’un produit tiré du conte sur leur table.
« C’est pour cela que l’on parle d’une expérience. C’est comme si on allait voir un spectacle, dans un sens, avec la pièce secrète qui est en bas et qui termine la soirée et qui est un peu plus féérique. »
Le Géraldine
Un peu plus loin à Saint-Eustache, un autre restaurant s’est fait remarquer : Le Géraldine. Bien qu’il ne lui ait pas attribué d’étoile, le Guide Michelin en fait néanmoins la recommandation pour une seconde année d’affilée pour son offre gastronomique, ce qui avait déjà suscité une certaine curiosité dès l’annonce l’an dernier et même une effervescence, attirant du coup une nouvelle clientèle.
Antérieurement propriété d’Olivier Robillard, qui l’a vendu pour remplacer Le Milo par son restaurant-concept Asteur, Le Géraldine s’assure là aussi d’offrir une carte à base de produits locaux.

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