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Boisbriand renouvelle sa politique MADA en profondeur

Photo courtoisie –

Lori Doucet est la présidente du comité de pilotage pour la nouvelle mouture de la MADA.

Boisbriand renouvelle sa politique MADA en profondeur

Publié le 29/01/2026

La Ville de Boisbriand rafraîchit sa politique MADA – municipalité amie des aînés.

La conseillère Lori Doucet, qui préside le comité de pilotage, vise l’inclusion de tous les groupes de citoyens, peu importe leur âge ou leur condition.

Pour rappel, la politique MADA est une démarche municipale visant à adapter les milieux de vie aux personnes âgées en favorisant le vieillissement actif par des politiques et un plan d’action ciblant le logement, le transport, la participation sociale, la santé et l’inclusion. En se qualifiant de MADA, une municipalité mettra en place des actions concrètes de façon à impliquer ses citoyens. Pour Boisbriand, adhérer à ce type de politique peut avoir un réel impact puisqu’elle facilite l’obtention de subventions gouvernementales qui lui permettront la réalisation d’actions et de projets.

En 2016, la Ville de Boisbriand a revu sa politique entourant la politique MADA de Boisbriand. Mais voilà que dix ans plus tard, on souhaite ouvrir la porte toute grande aux aînés, familles et adolescents. La Ville veut s’arrimer aux besoins de ses citoyens, seuls ou en familles.  

« Les besoins, les réalités et les attentes de la population évoluent et il est essentiel que nos actions, nos services et nos orientations suivent cette évolution », indique d’entrée de jeu la conseillère Lori Doucet, qui préside le comité de pilotage, « composé d’élus et d’employés municipaux, de représentants du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides, d’intervenants du milieu et de citoyens mettant à profit leur champ d’expertise respectif à la réalisation de cette vaste démarche ».  

« Mettre à jour la politique MADA, c’est reconnaître les changements, mais surtout c’est réaffirmer notre engagement à bâtir un environnement où chacun peut s’épanouir pleinement, peu importe son âge ou sa condition. »

On consulte tout le monde

Depuis le printemps 2025, Mme Doucet s’active sur le renouvellement de cette politique. Épaulée d’une consultante spécialisée en la matière, elle a multiplié les rencontres avec les membres de son comité en plus d’initier plusieurs consultations avec des représentants d’organisations représentatives de la communauté, notamment du Service de police et de tables de concertation sur la pauvreté.

Curieux d’en savoir plus sur les besoins et attentes des adolescents, les membres du comité sont allés les consulter directement dans leur univers, à la Maison des Jeunes et à la Polyvalente Jean-Jacques Rousseau.

« On voit un retour à un engouement envers les activités extérieures. Il faut s’assurer que l’on cible les bons besoins, les bonnes attentes, les bons groupes. Souvent nos ados sont oubliés. Pourquoi ne les consulterait-on pas ? », souligne la conseillère Doucet.

Le comité a aussi fait une visite à la Maison Parents-enfants et promet de les reconsulter lors de la Fête d’hiver, qui se tiendra le 7 février prochain. Quant aux aînés, Mme Doucet les a accueillis en grand nombre à la Maison du citoyen. On y a dénombré la présence de quelque 700 citoyens, bien intéressés à informer les membres du comité de leurs attentes en terme de politique municipale.

Excellente participation

« Je dois dire que leur participation, c’était vraiment génial. Plusieurs ateliers avaient été proposés (en leur disant) nous allons connaître vos idées, vos besoins et vos aspirations très bientôt », a souligné Mme Doucet, en rapportant l’ensemble des démarches entreprises par le comité depuis le printemps dernier. C’est aussi l’idée de travailler sur les besoins réels, ceux qu’expriment les citoyens.

Elle a d’ailleurs été agréablement surprise en voyant récemment l’engouement des citoyens du troisième âge pour la danse en ligne. « Il faut continuer à les garder motivés. » Après une forte demande, la Ville a décidé d’augmenter le service Telbus à trois jours par semaine, d’où la pertinence de ces consultations sociocommunautaires.

Mme Doucet a également obtenu la collaboration du CISSS des Laurentides, qui s’est engagé à distribuer un questionnaire abrégé aux membres du Relais, alors qu’ABL Immigration le partagera parmi ses usagers.

Les citoyens ont été consultés par l’entremise d’un long sondage en ligne ou acheminé par la poste. Une démarche que la conseillère Doucet considère un succès au vu des 330 personnes ayant répondu.

« Nous avons très hâte de présenter la mise à jour en 2026 », a conclu la conseillère Lori Doucet.