Il appelle à une réforme en profondeur des processus éthiques à l’Assemblée nationale ainsi qu’à une réparation financière pour les élus victimes d’injustices institutionnelles.
M. Surprenant soutient avoir été victime, en 2017, de fausses accusations portées par une ex-employée, mettant abruptement fin à sa carrière politique. Selon lui, malgré des éléments de preuve, dont un rapport juricomptable indépendant et des recommandations internes, le commissaire à l’éthique de l’époque aurait accordé foi à la plaignante sans procéder aux vérifications nécessaires.
Un rapport déposé en mai 2024 par le commissaire à l’éthique reconnaît finalement que des « manœuvres dolosives et des mensonges » ont causé un préjudice important à l’ancien député, et la réprimande a été retirée. Aucune compensation financière n’a toutefois été versée jusqu’à maintenant, et certains éléments du rapport initial demeurent accessibles en ligne malgré une motion demandant leur retrait.
L’affaire mettrait en lumière plusieurs lacunes du système, notamment l’absence de vérification systématique des antécédents des employés politiques et l’inexistence d’un mécanisme indépendant de révision des décisions du commissaire à l’éthique.
Claude Surprenant formule ainsi quatre demandes principales : une compensation financière, la création d’un mécanisme de révision indépendant, l’obligation de vérifier les antécédents des employés de cabinet et le retrait effectif des éléments contestés du rapport.
Dans un contexte de recrutement de candidats, il estime que les partis doivent offrir des garanties suffisantes pour protéger leurs élus contre des situations similaires.

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