Depuis quelques semaines, des résidents de Rosemère, aux abords de l’autoroute 640, reçoivent des débris provenant de l’autoroute dans leur cour arrière, comme des roches, des morceaux de bois et de la poussière. Une citoyenne, Rebecca Wright, se dit inquiète pour la santé de ses enfants, puisque la barrière végétale derrière sa propriété a été largement dégagée le 2 juillet dernier. Sa propriété est désormais davantage exposée au bruit, à la poussière et aux débris provenant de l’autoroute.
« Le bruit constant, la pollution atmosphérique, le stress et l’absence totale de protection créent un environnement dangereux et inacceptable pour des familles qui n’ont jamais été consultées », soutient-elle.

Le dossier du mur antibruit toujours au cœur des préoccupations
Les résidents reprochent à la Ville de s’être retirée du projet du ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) sans avoir informé directement les propriétaires concernés.
La municipalité a expliqué que le projet demeure « complexe », notamment en raison des critères d’admissibilité aux programmes de financement gouvernementaux. Seulement une partie du tracé envisagé pourrait être admissible à des subventions, alors que le coût total du projet pourrait atteindre environ 15 millions de dollars.
Des solutions alternatives, comme des clôtures de type bambou, ont été évoquées, mais celles-ci ne répondraient pas nécessairement aux critères des programmes d’aide.
Les citoyens ont rappelé que le dossier traîne depuis plusieurs années et que les impacts sur leur quotidien demeurent importants.
Des réponses jugées insuffisantes
Au terme des échanges, la Ville s’est engagée à poursuivre ses analyses et à améliorer ses communications avec les résidents touchés ainsi qu’avec Hydro-Québec.
Parallèlement, Marie-Annick Gariépy, conseillère en communication – Relations avec le milieu chez Hydro-Québec, affirme que la société d’État a reconnu avoir effectué « une gestion plus intensive de la végétation le long d’une ligne électrique desservant 1 422 clients afin de protéger le réseau ». Selon elle, la zone était fortement envahie par des arbres proches des lignes, ce qui rendait l’accès difficile et augmentait les risques de pannes.
« Lorsque les arbres se trouvaient sur ou près de propriétés privées, notre technicien a contacté les propriétaires pour obtenir leur consentement avant toute coupe, affirme Mme Gariépy. Par exemple, nous avons été en contact avec Mme Wright, qui s’est dite satisfaite des travaux réalisés. Nous avons laissé une partie de la végétation le long de l’autoroute pour maintenir une barrière naturelle. Les résidents peuvent également planter un aménagement paysager compatible afin de créer des écrans qui n’interféreront pas avec notre réseau. »
Les travaux majeurs de dégagement auraient été terminés depuis le 8 juillet, selon la conseillère d’Hydro-Québec. Mme Wright affirme toutefois que, même si Hydro-Québec a évité d’abattre complètement les arbres, depuis les travaux réalisés le 2 juillet, elle se retrouve encore avec « un immense trou » entre sa propriété et l’autoroute 640.

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