Au-delà de la vente de plants et de produits horticoles, l’événement marque l’aboutissement de trois années de formation axées sur la production, la gestion et les réalités concrètes du milieu agricole et horticole.
Une formation plus vaste qu’on l’imagine
Au Collège Lionel-Groulx, la formation en Technologie de la production horticole agroenvironnementale dépasse largement la culture de végétaux. Les étudiants apprennent la production maraîchère, la culture en serre, la pépinière, la fertilisation, la phytoprotection — soit la protection des cultures contre les maladies et les insectes — ainsi que la lutte intégrée, une approche qui privilégie des méthodes de contrôle plus durables et limitées en pesticides. Ils abordent aussi la grande culture, certaines notions de gestion et l’organisation d’une production. « Ce n’est pas apprendre à planter des tomates. Ils apprennent à gérer une production complète », résume l’enseignant Luc Gagnon.
Le programme mène à des emplois variés dans les fermes, les municipalités, les ministères, les entreprises privées ou le service-conseil. Certains diplômés choisissent aussi de lancer leur propre entreprise.
Dans un contexte où la production locale et l’horticulture prennent davantage de place, cette formation vise à préparer une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux besoins du secteur.

Un apprentissage ancré dans la pratique
La formation repose sur une approche concrète. Les étudiants passent de la serre au champ, réalisent des projets personnels et participent à la gestion complète du Marché horticole.
« Ils veulent toujours améliorer ce qu’ils ont vécu l’année précédente. Ils ont une vision différente parce qu’ils l’ont expérimenté », souligne Luc Gagnon.
Cette méthode permet aux étudiants d’intégrer rapidement les notions techniques tout en développant une compréhension des réalités du milieu.
Le Marché horticole constitue d’ailleurs l’un des projets les plus importants du programme. Créé en 2012, il est devenu une tradition pour les finissants, qui prennent en charge la production, la logistique et l’organisation générale de l’événement.
« C’est un gros travail organisationnel. On y consacre plusieurs heures par semaine », indique l’enseignant.
Chaque étudiant y présente également un projet personnel développé au cours de sa formation.

Sept parcours, une même cohorte
Les finissants décrivent une formation exigeante, mais structurante.
Kami Barbeau-Lalonde, qui souhaitait devenir semencière, a découvert un intérêt marqué pour la production en serre.
« La production de légumes et de fruits en serre, c’est vraiment quelque chose qui m’intéresse », dit-elle.
Angélique Perreault retient surtout l’aspect pratique du programme.
« On apprend en faisant. Que ce soit en serre ou au champ, c’est très concret », explique-t-elle.
Loïc Desjardins poursuivra ses études en agroéconomie. Selon lui, la formation offre une compréhension globale du secteur.
« C’est tellement large, ce qu’on apprend. Autant la production que tout ce qui gravite autour », affirme-t-il.
Pour Sophie Constantineau, ancienne cuisinière, ce retour aux études représentait un changement de voie.
« J’avais le goût d’être dans la nature. Et les profs sont extrêmement passionnés et compétents », souligne-t-elle.
Sarah-Jade Mayer ne s’attendait pas à une formation aussi technique.
« On pense qu’on va planter des fleurs, mais on comprend vraiment ce qui se passe dans une production », dit-elle.
Pascal Chevalier cherchait un métier lié à l’environnement.
« Je voulais travailler pour quelque chose de plus grand que moi. L’environnement, c’est parfait pour ça », explique-t-il.
Le septième étudiant, Renaud Lamoureux-Dupuy, de la cohorte, décrit lui aussi un parcours marqué par la pratique et la compréhension des systèmes de production.
« Au départ, mon idée en arrivant ici, c’était vraiment de devenir semencier. Puis, j’ai appris et j’ai réalisé que la production de légumes et de fruits en serre, c’est vraiment quelque chose qui m’intéresse. »
Une offre variée sous le chapiteau
Le public pourra se procurer des plants maraîchers, des fines herbes, des annuelles, des vivaces, des arbustes ainsi que les projets développés par les étudiants.
Le tout sera présenté sous un chapiteau de 40 par 80 pieds où les visiteurs pourront circuler parmi les tables de production et rencontrer les finissants.
« On termine nos études et on s’en va travailler dans ce qu’on aime. C’est motivant de pouvoir montrer ce qu’on a appris. », résume Sophie Constantineau.
Le Marché horticole se tiendra le jeudi 14 mai de 8 h à 20 h et le vendredi 15 mai de 8 h à 17 h.
Pour le Collège Lionel-Groulx, l’événement permet à la fois de présenter le travail des étudiants et de faire découvrir au public une relève horticole qui se prépare à intégrer un secteur en évolution.

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