L’Université du troisième âge (UTA) contente sa curiosité et celle de plus de 350 personnes sur la Couronne-Nord chaque année. Portrait d’un éternel apprenant de Saint-Eustache!
Retraité tôt dans sa vie, Yves s’est retrouvé face au vide qui vient après les grands changements. En lisant L’Éveil en 2007, il est tombé sur une annonce de cours donnés par l’antenne Couronne-Nord de l’UTA. Ça ne lui en prenait pas plus pour s’inscrire!
Voyant le besoin de bénévoles de l’organisme, il a choisi de s’impliquer. Quelques années plus tard, le voilà président au carré! C’est-à-dire qu’il est à la fois président de l’antenne universitaire du troisième âge Couronne-Nord mais aussi de son association étudiante, situation normale pour ce petit groupe de bénévoles.
Il va donc prêcher pour sa paroisse, une expression qui tombe à point puisque le cours auquel le Nord Info a assisté portait sur la religion. Par contre, la ressemblance s’arrête là, puisque le cours aborde la religion face à l’esclavage, et attention : personne n’en ressort sans égratignures.
Des cours passionnants…
Avec charisme, compétence et humour , Mark Bradley, professeur en religion de l’Université de Sherbrooke, a captivé ce public qu’il a choisi. Il aime leur envie d’être là et surtout l’absence de téléphones consultés pendant le cours. Pas de notes, pas d’examens, juste de la curiosité!
Yves Landry a choisi le cours parce que les sociétés « devaient donner des justifications à l’esclavage, qu’elles soient bonnes ou pas. C’est épouvantable ce qui s’est passé, mais il faut reconnaître ce qui était mauvais pour éviter de recommencer. »
D’après le président, l’histoire reste le sujet le plus populaire : « Les gens ont envie de savoir ce qui s’est passé pour comprendre ce qui se passe maintenant. »
Il a du mal à nommer son cours préféré : « Il y en a eu tellement! » Son choix s’arrête sur l’histoire de l’art à l’Antiquité, un angle mort de ses connaissances : « Aussitôt que j’apprends quelque chose que je ne connaissais pas, c’est marquant! »
… et accessibles!
L’important n’est pas ce qu’ils ont appris, mais ce qu’ils sont prêts à apprendre. Le retraité se présente comme un autodidacte. Il remarque que de plus en plus de gens arrivent avec des diplômes du cégep comme lui, mais ce n’est pas requis : « Quand j’ai commencé, il y avait beaucoup de gens qui avaient un secondaire. Mais c’étaient des gens qui avaient soif d’apprendre. »
Le président remarque que « 30 à 40 % de l’assemblée sont des hommes, alors qu’à mes débuts, c’était à peine 10 %. »
Il continue parce que « ces cours-là comblent mon besoin d’apprendre et de voir d’autres mondes. Ça fait du bien de sortir de chez vous! » Comme dit Yves : « Curiosité toujours toujours! »
Pour la suite, il se souhaite de trouver une salle de conférence prêtée gratuitement pour accueillir encore plus d’élèves.
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