À la suite des pertes d’emplois survenues à l’automne dernier et dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, le parti a tenu à rappeler l’importance stratégique de cette installation, présentée comme la seule usine de construction de camions au Canada. Selon M. Garon, toute l’expertise canadienne du secteur se trouve au Québec, et plus précisément dans les Laurentides.
« Les employés de l’entreprise sont qualifiés et expérimentés. Ils occupent des emplois bien rémunérés », a indiqué le député de Mirabel. Or, la situation actuelle inquiète. Près de 600 postes ont déjà été perdus, dans un contexte que l’élu qualifie de « choc commercial de nature très politique ». L’usine, qui approvisionne principalement le marché canadien, plus restreint que le marché américain, doit désormais démontrer sa capacité à assurer sa pérennité en produisant essentiellement pour ce bassin.
Jean-Denis Garon souligne toutefois que Paccar agit, innove et se transforme, notamment en élargissant sa gamme de produits et en s’adaptant rapidement aux besoins du marché canadien. Il estime néanmoins que cette transition ne peut réussir sans un soutien actif et rapide de l’État, comparable à celui accordé à d’autres secteurs stratégiques, comme l’industrie de la défense.
Le député déplore aussi le manque de reconnaissance de l’expertise industrielle présente à Sainte-Thérèse, rappelant que cette réalité se vit en français et dans les Laurentides. « Si cette situation s’était produite en Ontario, l’usine aurait déjà reçu la visite de plusieurs ministres », a-t-il lancé, dénonçant par ailleurs certaines réactions politiques qu’il juge déconnectées face aux travailleurs touchés par les mises à pied.
Jean-Denis Garon réclame notamment la confirmation d’une aide fédérale de deux millions de dollars, une prise de responsabilité des députés libéraux du Québec et la mise en place d’un programme inspiré de la subvention salariale afin de maintenir le lien d’emploi lors de mises à pied temporaires.
Pour le député, l’enjeu dépasse largement l’usine elle-même. « Le Bloc Québécois continuera de défendre les emplois de Paccar et de porter la voix des travailleurs de Sainte-Thérèse », a-t-il affirmé, estimant que la préservation de cette expertise constitue un pilier économique majeur pour la région des Laurentides.

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