La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), l’Association québécoise des médecins du sport et de l’exercice (AQMSE), l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’Ordre des hygiénistes dentaires (OHDQ) et la Fédération médicale étudiante du Québec, cinq organisations du milieu de la santé qui unissent leurs voix au Mouvement Zachary Miron, ayant récemment demandé au gouvernement de poser des gestes concrets pour prévenir que d’autres adolescents subissent le même destin funeste que Zachary Miron.
Déjà, les établissements scolaires initiateurs du mouvement avait gagné à leur cause la Fédération des kinésiologues, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), le Collectif Vital ainsi que des pharmaciens et les directions des départements de pédiatrie des facultés de médecine de l’Université de Montréal, de l’Université McGill et de l’Université de Sherbrooke, lesquels ont récemment fait une sortie publique en faveur des revendications du Mouvement, qui presse le gouvernement d’agir.
Protéger la santé
« Depuis 2019, nous sonnons l’alarme en recommandant un meilleur encadrement des boissons énergisantes. Les données et les observations sur le terrain continuent de démontrer des risques réels, particulièrement lorsqu’elles sont consommées dans un contexte d’activité physique ou combinées à l’alcool, sans oublier leurs effets préoccupants sur la santé et le développement des jeunes », affirme le Dr Luc De Garie, qui est président de l’Association québécoise des médecins du sport et de l’exercice.
Il n’est pas le seul à observer le sérieux des dangers que représentent ce type de boissons, si populaires auprès des jeunes. C’est que l’enjeu n’est pas seulement social, il est devenu un phénomène de santé publique auquel il est urgent de répondre.
« Les boissons énergisantes, en plus d’être contre-indiquées avec la prise de certains médicaments, sont également nocives pour les dents parce qu’elles sont très acides et la plupart contiennent beaucoup de sucre », spécifie pour sa part Jean-François Lortie, président de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec.
« Les boissons énergisantes présentent des risques importants pour la santé. Ainsi, il nous apparaît essentiel d’appuyer le large consensus social qui se dessine afin de demander un encadrement législatif concret permettant d’empêcher leur consommation aux mineurs. En outre, une telle limitation enverrait un message clair au reste de la population que la consommation de ces boissons doit être réfléchie », rétorque de son côté Luc Mathieu, président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.
Motion transpartisane adoptée
Le Mouvement a déposé à l’Assemblée nationale une pétition de plus de 35 000 signatures, qui a d’ailleurs mené à l’adoption (transpartisane) d’une motion marquant une reconnaissance formelle de l’Assemblée nationale de la nécessité d’encadrer ces produits.
« Le consensus politique est là. La population est derrière nous. Nous demandons maintenant à la ministre de la Santé de poser des gestes concrets et rapides. Chaque jour qui passe sans réglementation est un jour de trop pour la santé des adolescents », déclarent Patricia Steben, Jasun Taparauskas et David Bowles, les directions générales des trois écoles derrière la mobilisation du Mouvement.
« Nous sommes encouragés par l’adoption d’une motion unanime la semaine dernière à l’Assemblée nationale, mais du chemin doit encore être parcouru avec le calendrier de travaux condensés à Québec », a laissé savoir la semaine dernière le directeur de l’Externat Sacré-Cœur, Jason Taparauskas.

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