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Les conducteurs laurentiens au 3e rang des infractions commises

Photo courtoisie – La récente campagne de la FTA, tenue du 26 janvier au 6 février, visait justement à sensibiliser les usagers de la route et les écoliers à l’importance d’adopter des comportements sécuritaires en présence d’autobus scolaires et des zones scolaires.

Les conducteurs laurentiens au 3e rang des infractions commises

Publié le 23/02/2026

Les conducteurs de la grande région des Laurentides se classe au troisième rang des automobilistes québécois ayant commis le plus grand nombre d’infractions routières en 2024 avec 95 constats, juste derrière Montréal (323) et la Montérégie (155).

C’est du moins ce que révèle le dernier palmarès de la Fédération des transporteurs par autobus. La région des Laurentides s’illustre même comme l’une des régions où l’on respecte le moins les signaux d’arrêt des autobus scolaires (15e rang), avec un taux d’infractions de 11,38 par 100 000 habitants, dépassant le taux pour la population du Québec qui est de 10,10.

La Fédération des transporteurs par autobus (FTA) se dit par ailleurs préoccupée de la hausse généralisée au Québec de 15 % du nombre d’infractions pour non-respect du signal d’arrêt d’un autobus scolaire en quatre ans dans la province! Elle a profité de la campagne sur la sécurité routière M’as-tu vu ?, du 26 janvier au 6 février, pour lancer un message très clair à cet effet : « La sécurité des écoliers à bord des autobus scolaires doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des conducteurs ».  

« Trop de conducteurs choisissent encore d’ignorer la signalisation des autobus scolaires, mettant la sécurité de nos enfants en jeu. La hausse pour ce type d’infractions est d’autant plus importante chez les 25 à 44 ans (26 %), tranche d’âge qui a par ailleurs reçu plus de la moitié des contraventions de ce type en 2024. Ce sont des constats particulièrement troublants sachant qu’il s’agit du groupe d’âge le plus susceptible d’avoir des enfants d’âge scolaire. Leur comportement met ainsi à risque la sécurité de leurs propres enfants », déplore la FTA, qui multiplie les appels à la prudence.

Du côté des policiers

À la Régie de police de Blainville, on soutient que 80 % des constats d’infraction sont remis à des conducteurs ne respectant pas l’arrêt en présence d’un autobus scolaire et principalement sur le boulevard Curé-Labelle, qui compte cinq voies. En raison de sa configuration, ce boulevard qui comprend une voie centrale dans les deux sens en fait une zone problématique.

« On constate que les gens ne remarquent pas l’autobus qui s’arrête et continuent leur chemin lorsqu’ils sont à l’extrémité de la chaussée », affirme la lieutenante Sarah Tousignant, porte-parole du Service de police de Blainville.

Du côté de Saint-Jérôme, on parle même de 90 % des constats relevés aux abords des écoles primaires et secondaires. Il y a la présence des autobus scolaires, mais aussi la vitesse de circulation limitée à 30 km/h qui n’est pas toujours respectée, confirme Mélissa Bossé, la porte-parole du Service de police de Saint-Jérôme. Pourtant, le SPSJ avait publié l’an dernier un rappel des consignes à respecter dans les zones scolaires, dit-elle.

Dans le secteur couvert par le Service de police de la Ville de Saint-Eustache, la situation diffère. Sur les 151 jours de surveillance effectués par les membres de l’équipe de sécurité routière en 2025, on constate moins de 10 % des constats d’infraction pour non arrêt en présence d’autobus scolaires.

Durant la campagne de sensibilisation M’as-tu vu ?, des agents ont été déployés dans les autobus pour y surveiller les automobilistes. « On a été agréablement surpris de constater le peu d’infractions », affirme le lieutenant Olivier Boucher.

« En fait, le principal problème chez nous, c’est le non-respect des conducteurs aux débarcadères d’autobus d’écoliers. En 2025, on y a émis entre 75 et 100 constats. Et la vitesse reste encore à surveiller aux abords des écoles », note le porte-parole du Service de police de la Ville de Saint-Eustache, en ajoutant que le respect dans les zones scolaires est l’affaire de tous.

Avertissement clair

La FTA lance un avertissement clair.  « La sécurité des enfants est non négociable. L’augmentation du nombre de constats, notamment chez la tranche d’âge des parents, est très inquiétante! C’est la preuve que la sensibilisation est encore cruciale, puisque, malheureusement, trop d’automobilistes continuent de prendre des risques inutiles mettant la vie de nos enfants en danger », affirme par voie de communiqué Luc Lafrance, président-directeur général par intérim de la Fédération des transporteurs par autobus.