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Lettre ouverte: Quo CAQ fa là là…

Photo Reine Côté

Lettre ouverte: Quo CAQ fa là là…

Publié le 30/09/2026

Paraphrasant Olivier Guimond et son « Quo qua fa là là », je décernerais un Olivier à la CAQ, qui tente de faire table rase de son nom et ainsi prendre les Québécois pour des gens sans jugement.

Dans un autre grand bal de promesses, pour lesquelles on nous a tristement habitués à entendre blanc et à faire noir, force est de penser que le slogan « Avançons » se veut ici sans progresser et qu’il s’agira vraisemblablement encore d’un recul. Malgré sa présomption de personnifier le courage, c’est plutôt lâcheté et ambition de pouvoir qui s’entremêlent.

Un parti en déficit de capacité à inspirer ses citoyens et plutôt enclin à poser des gestes inconciliables avec les valeurs de la société. On pense notamment ici à :

Et la CAQ qui se faisait insistante pour introduire sa Charte des valeurs… Ouf! Évaluer les gens par la façon dont ils traitent les autres révèle leur vraie nature.

Imputabilité : un mot pourtant cher à la CAQ

Les Québécois et Québécoises ne peuvent accepter d’entrer passivement dans une ère post-vérité comparable à celle des États-Unis. On a besoin de gens qui disent ce qu’ils vont faire, qui vont faire ce qu’ils auront dit et qui en seront imputables. Laisser faire, c’est cautionner le prolongement de notre déclin politique, voire de la mythomanie politique, du mirage électoral gros comme le bras.

La CAQ navigue sans boussole et, lorsqu’elle parle d’expérience, c’est de mauvaise expérience : des années de fiascos, de promesses non tenues et de gouffres budgétaires. Vendre de l’air ne suffit plus. Notre démocratie a besoin d’élus crédibles qui ont un projet et un plan pour relever les défis qui se posent.

Dans le contexte d’une mondialisation mise à mal, les aînés du Québec ont ici le devoir de léguer une société juste en s’assurant que la Maison du peuple soit en ordre et que nos élus s’en tiennent à se comporter à l’intérieur d’une fenêtre acceptable.

* Le gouvernement de la CAQ, pressé par l’opposition (M. Pascal Bérubé du PQ) d’enclencher un mécanisme de révision de mon dossier, qui a conclu à une erreur faisant suite à un manquement grave du Commissaire à l’éthique à qualifier une menteuse qui a commis un acte criminel à l’encontre d’un député, reste passif et incapable de procéder à la mise en place d’une réparation malgré son engagement à le faire. C’est encore un accroc aux valeurs de l’Institution, pourtant soutenues par l’extrait d’un discours de l’honorable Honoré Mercier et bien en vue devant le Parlement, dont voici les éléments importants :

« NOUS, DE LA PROVINCE DE QUÉBEC, SOMMES DÉTERMINÉS À N’AVOIR D’AUTRE GUIDE DANS NOS AFFAIRES PUBLIQUES QUE LA JUSTICE… ET LORSQUE NOUS CONSTATONS QUE DANS LE FAIT ACCOMPLI LES PRÉCEPTES DE CETTE JUSTICE ONT ÉTÉ MÉCONNUS, SES INTÉRÊTS NÉGLIGÉS, SES DROITS TRAHIS, ALORS NOUS CROYONS QU’IL FAUT REVENIR SUR SES PAS, RETOURNER EN ARRIÈRE POUR REDRESSER LES TORTS ET PAYER LA DETTE. »

Claude Surprenant