Cette fois, la citoyenne de Blainville veut transporter son combat à l’Assemblée nationale.
Première candidate déclarée dans Blainville sous la bannière de Climat Québec, force est d’admettre qu’elle était prête. Elle et son équipe sont déjà sur le terrain depuis plusieurs semaines. Consciente que sa visibilité des dernières années lui confère un certain statut dans cette campagne, elle entend tout de même faire ses preuves sur le terrain.
« On est déjà en porte-à-porte, ça fait deux mois. On a déjà distribué presque tous nos dépliants. On a rencontré beaucoup [de gens], on a fait beaucoup, beaucoup de terrain déjà. »
Candidate-militante assumée
Lorsqu’on lui propose l’étiquette d’activiste environnementale, Marie-Claude Archambault grimace quelque peu. Elle préfère choisir elle-même ses mots.
« “Protectrice”. C’est le mot que j’utilise. “Protectrice de notre territoire. Porte-voix des citoyens.” »
Pour elle, manifester, prendre la parole devant les élus ou défendre l’environnement relève simplement du rôle du citoyen dans une démocratie, et elle n’entend pas pour autant modérer le ton maintenant qu’elle porte l’étiquette de candidate.
« Je pense qu’ils voient mes convictions, voient ma force », dit-elle, parlant des citoyens.
Son parcours comporte d’ailleurs un contraste qu’elle assume pleinement. Avant de devenir cette militante environnementale bien connue à Blainville, Mme Archambault a travaillé chez Sonic, notamment connu pour ses stations-service. Elle n’y voit aucune contradiction et estime plutôt que le bagage acquis à l’époque lui sert aujourd’hui dans son engagement.
Archambault soutient que la formation de Martine Ouellet, Climat Québec, était le seul choix logique pour elle, puisque le parti accompagne les opposants à Stablex depuis trois ans et demi.
« Climat Québec, c’est depuis trois ans et demi le seul parti qui a été à notre côté, en tant que citoyens, en tant que coalition, qui nous a aidés. »
Cette fidélité vient toutefois avec un défi électoral de taille. Climat Québec n’a jamais obtenu plus de 1,90 % des voix dans une circonscription depuis sa création. Questionnée sur ses chances de l’emporter sous une bannière aussi marginale dans les intentions de vote, Mme Archambault demeure convaincue que Blainville peut faire exception.
Au-delà de Stablex
La question est inévitable pour la candidate Archambault : peut-elle porter d’autres enjeux que Stablex?
« Ce n’est pas le seul enjeu », répond-elle sans hésiter. Après plusieurs semaines de porte-à-porte, elle dit entendre les citoyens sur le logement, la densification, la protection des espaces verts, l’insécurité alimentaire et les besoins d’une population vieillissante.
Elle ajoute à cette liste les infrastructures sportives, s’expliquant notamment mal que Blainville ne dispose toujours pas d’un centre multisport malgré l’importance de son association de soccer.
Reste que Stablex demeure forcément au centre de sa candidature. Pour Marie-Claude Archambault, tenter de faire son entrée à l’Assemblée nationale ne signifie pas qu’elle délaissera le micro du conseil municipal.
« Je reste une citoyenne, avant tout, qui habite Blainville, qui a des inquiétudes, qui voit des choses. […] Ça ne changera pas. C’est un droit démocratique. C’est la maison du peuple, le conseil municipal. »
Elle résume d’ailleurs elle-même le rôle qu’elle souhaite maintenant jouer :
« Je ne suis pas une politicienne de carrière, je suis une citoyenne de conviction, de terrain. »

MOTS-CLÉS
Blainville
Stablex
Marie-Claude Archambault