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Nadine Le Gal plonge dans la campagne électorale comme candidate péquiste

Photo Courtoisie du Parti Québécois – Nadine Le Gal, candidate pour le PQ dans la circonscription de Blainville, se dit prête à rencontrer ses concitoyens.

Nadine Le Gal plonge dans la campagne électorale comme candidate péquiste

Publié le 27/08/2026

Nadine Le Gal a suscité une certaine surprise en annonçant récemment sa candidature avec l’équipe péquiste dans la circonscription de Blainville à l’élection provinciale d’octobre prochain.

C’est pourtant une décision mûrement réfléchie pour l’ancienne directrice du Cégep de Saint-Jérôme qui rêve d’un Québec souverain depuis plusieurs décennies.

« Je suis souverainiste depuis très longtemps », confirme-t-elle dès le début de l’entrevue avec le Nord Info. Son désir de s’impliquer en politique active n’a donc pas surpris ses proches qui lui connaissent des convictions péquistes depuis l’adolescence.

Le bon timing

En quittant le cégep en janvier dernier, Mme Le Gal s’est longuement questionnée sur les nouveaux défis qu’elle souhaitait relever. Approchée par le Parti Québécois, l’idée de se porter candidate s’est ajoutée à sa réflexion. Une proposition qui était loin de la laisser indifférente.

« Dernièrement, j’ai longuement réfléchi à la meilleure façon de contribuer au développement du Québec et l’Assemblée nationale me paraissait le lieu tout désigné pour défendre les aspirations de ceux et celles que je côtoie depuis des décennies », affirme la candidate péquiste.

Résidente du secteur, à la jonction de Blainville et de Sainte-Thérèse — quartier Jardin-de-Blainville — et maman de trois filles, Mme Le Gal insiste sur son appartenance identitaire à cette circonscription. Principalement élevée à Blainville, elle a fréquenté la polyvalente Sainte-Thérèse — aucune école secondaire à Blainville à l’époque — puis le Collège Lionel-Groulx avant de se diriger vers le droit à l’Université de Montréal.

« Je voulais un peu comme peut-être beaucoup sauver le monde, défendre la veuve et l’orphelin. Mais rapidement, je me suis rendu compte que la gestion, le développement régional, l’importance de l’éducation, c’était tout naturel pour moi et c’est clair que c’est la base d’une société », explique-t-elle.

Du droit à l’éducation

Si Nadine Le Gal semble s’être détournée de sa profession d’avocate, c’est qu’elle destinait essentiellement sa pratique à la défense de dossiers sociaux. Voilà donc ce qui l’a amenée à diriger pendant huit ans l’organisme Cible Emploi puis à devenir la directrice générale du Pôle universitaire pour ensuite plonger dans le milieu de l’éducation, non sans avoir exploré l’univers politique à titre d’attachée politique de la première députée de la circonscription de Blainville en 1994, la péquiste Céline Signori.

Aujourd’hui vice-présidente du conseil d’administration de la BAnQ, elle a occupé plusieurs fonctions au cours de sa carrière, telles que présidente et administratrice du Musée d’art contemporain des Laurentides, présidente du Conseil des directions générales des Cégeps et membre du comité de gouvernance du pôle d’enseignement supérieur des Laurentides.

Le soutien à l’éducation reste donc un enjeu cher à la candidate du PQ, elle qui a passé tant d’années à en faire la promotion à la Formation continue du Cégep de Saint-Jérôme et de ses établissements satellites avant de prendre directement la direction générale de l’établissement collégial.

« C’était en moi l’importance de l’éducation. Donc ça, je pense que c’est important de le souligner, on est quatre enfants, j’ai trois frères, on a tous fait des études au public au secondaire, au collégial, ainsi qu’universitaire. Donc pour moi, pour mes parents, c’était très important », relate la candidate péquiste.

De l’éducation à la politique

Et quel est le lien avec l’engagement politique?

« S’engager, pour on pourrait dire changer les choses, changer le monde, bien c’est interrelié avec l’éducation. Un système d’éducation, en fait, ça amène quoi? Ça amène les étudiants, les étudiantes à quoi à développer leur esprit critique, à se projeter, à être ouvert sur le monde, à s’impliquer davantage, si on veut contester à se permettre de réfléchir à un avenir meilleur. Donc c’est ça l’éducation et c’est ça la politique. Donc, pour moi il y a un lien », estime Nadine Le Gal.

Pour le moment, la candidate du PQ n’a pas encore présenté son programme et les priorités qu’elle entend défendre pour les citoyens de la circonscription où elle se présente.

Au moment d’écrire ces lignes, la date du déclenchement de la campagne électorale n’était toujours pas arrêtée. La candidate du PQ dans Blainville se tient néanmoins prête.

« Présentement, on se prépare vraiment avec l’équipe de bénévoles. Et on commence à être sur le terrain. J’ai déjà sollicité plusieurs organisations et les élus des trois municipalités pour des rencontres et je vais aller vraiment rencontrer les citoyens et les citoyennes avec du porte-à-porte », conclut Nadine Le Gal.