À Boisbriand, L’Avant-Champ inaugurera cette semaine son marché fermier et les nouvelles infrastructures collectives de la Parcelle des possibles. Le nom est bien choisi. Sur une terre protégée à perpétuité par la Fiducie agroécologique de Boisbriand, producteurs, partenaires, étudiants et acteurs du milieu travaillent à créer les conditions permettant à une agriculture de proximité de se développer. Soutenir la relève agricole, faciliter la transformation et la mise en marché, raccourcir la distance entre celui qui produit et celui qui mange : voilà des gestes très concrets derrière de grands mots comme « autonomie alimentaire » et « circuits courts ». Dans une région où la pression sur les terres agricoles demeure bien réelle, voir un espace être protégé et consacré à celles et ceux qui souhaitent cultiver mérite certainement notre attention. Le jeudi 17 septembre, de 14 h à 17 h 30, le public pourra d’ailleurs découvrir ces nouvelles installations au 385, chemin de la Côte Sud.
Le même jour, quelques kilomètres plus loin, c’est une autre forme de chantier collectif qui sera discutée à la Librairie Carcajou de Rosemère. Anne-Marie Boucher y lancera son essai Pour en finir avec l’école à trois vitesses – Plaidoyer pour un réseau scolaire commun, en compagnie de Geneviève Lévesque, directrice de l’école secondaire du Maréchal. L’autrice, sociologue et membre fondatrice du mouvement École ensemble, s’intéresse aux écarts qui se creusent entre l’école privée, les programmes particuliers du réseau public et les classes régulières. Son livre remet ainsi sur la table une vieille ambition québécoise : celle d’une école capable de faire vivre ensemble des jeunes provenant de différents milieux et de leur offrir de véritables chances de réussite. On peut être en accord ou non avec les solutions proposées, mais la question mérite d’être posée, particulièrement à l’approche d’une campagne électorale : quel réseau scolaire voulons-nous léguer aux prochaines générations?
Agriculture, éducation : deux univers qui semblent éloignés, mais qui nous ramènent au même choix collectif. Une société doit parfois décider ce qu’elle souhaite protéger, nourrir et faire grandir.
Sur ce, bonne semaine, ici chez vous!

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