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Rencontre de trois jours à Rosemère pour le caucus libéral fédéral du Québec

Photo Reine Côté – C’est sur l’invitation de la députée des Mille-Îles, Linda Lapointe, que le caucus a tenu sa retraite présessionnelle de trois jours à Rosemère.

Rencontre de trois jours à Rosemère pour le caucus libéral fédéral du Québec

Publié le 08/09/2026

Défis suivant la hausse tarifaire américaine imposée aux entreprises canadiennes, investissement majeur dans le transport interprovincial et mesures de soutien, voilà ce qui était au programme du caucus présessionnel de la députation libérale du Québec tenu dans la région des Basses-Laurentides, du 1er au 3 septembre.

À la toute veille de la reprise des travaux parlementaires à la Chambre des communes, toute la députation libérale s’est réunie pour le caucus de trois jours à Rosemère, sur l’invitation de la députée des Mille-Îles, Linda Lapointe.

C’est d’ailleurs avec une fierté non dissimulée que celle-ci accueillait ses 41 collègues députés – incluant Daniel Gobeil, élu lundi dernier dans Chicoutimi-Le Fjord –, en plus de la présence du ministre des Finances, François-Philippe Champagne, et de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly.

Visite des entreprises régionales

Les élus ont profité de leur séjour pour visiter les entreprises de la région, lesquelles ont saisi l’occasion pour exposer les défis qu’elles auront à relever dans un proche avenir, tout en mettant en lumière leurs innovations. Le secteur de l’aérospatial, le Vignoble de la Rivière-du-Chêne, PMG Technology, Enviro Connexion, entre autres, figuraient au programme des visites des élus.

« Ces trois jours nous ont permis de parler franchement entre collègues, mais aussi d’entendre directement les gens sur le terrain. Avec mes collègues, Madeleine Chenette (Thérèse-De Blainville) et Tatiana Auguste (Terrebonne), on voulait montrer tout ce qui se passait dans les Basses-Laurentides. Nos régions ont énormément à offrir, mais elles ont aussi des défis très concrets. Nos entreprises veulent investir et grandir. Elles cherchent des travailleurs. Elles doivent demeurer compétitives dans un monde qui change très rapidement », a souligné la députée Linda Lapointe lors du point de presse qui suivait la fin des discussions entre députés.

Dans un parc arboré, un groupe de personnes se rassemble autour d’un microphone, sous une lumière estivale
Photo Reine Côté – La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a accompagné les députés du caucus PLC du Québec durant leur retraite de trois jours.

Investissement majeur chez Via Rail

Président du caucus, le député de Québec-Centre, Jean-Yves Duclos, s’est empressé d’annoncer un investissement majeur chez Via Rail de trois milliards de dollars qui se concrétisera par la construction de nouvelles voitures qui traverseront le territoire canadien et seront en partie construites au Québec, notamment à La Pocatière et à Saint-Bruno-de-Montarville, ce qui créera au total 300 emplois.

« C’est le plus grand investissement de Via Rail dans l’histoire de Via Rail. Dans le contexte, comme le premier ministre Carney répète souvent, où il faut bâtir un Canada plus fort, ça prend un Québec plus fort, ça prend des régions plus fortes, ici autour de nous, en diversifiant nos échanges à l’étranger, en augmentant nos échanges interprovinciaux et en bâtissant de grands projets », a indiqué M. Duclos.

Pour la souveraineté canadienne

Or, au fil de leurs rencontres, les députés ont bien compris que bon nombre d’entreprises cogneront à leur porte pour en savoir plus sur les mesures d’aide du gouvernement Carney pour les aider à traverser l’actuelle crise tarifaire.

Prenant la parole à son tour, la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, s’est voulue rassurante sur le soutien de son gouvernement, bien qu’elle entende les menaces proférées par les négociateurs américains, « qui doivent être prises au sérieux même si l’on sait que la personne qui décide est le président Trump ».

« On va se battre pour notre souveraineté canadienne. Ce qu’il faut faire, c’est continuer de diminuer notre dépendance à l’endroit des États-Unis, développer davantage notre économie ici au Canada. Avec les collègues ici, on a parlé de comment on pouvait en tirer avantage au Québec et bâtir notre économie québécoise. C’est ce qu’on a fait durant les trois jours. »

Dans un jardin verdoyant, un groupe pose autour d’une femme tenant un dossier, avec des drapeaux en arrière-plan
Photo Reine Côté

L’aide aux entreprises

« On est capable de vous aider, on est capable de faire en sorte de vous offrir des prêts sans intérêt et également des contributions non remboursables, donc des subventions pour maintenir vos employés, maintenir vos activités. Ça va se faire de trois façons : via le programme d’assurance-emploi, via DEC et via la BDC. Maintenant, si vous êtes une petite entreprise, on va avoir des programmes pour vous. Puis si vous êtes une plus grosse entreprise, on va aussi avoir des solutions pour vous », a souligné Mme Joly.

Les députées concernées, Madeleine Chenette, Linda Lapointe et Tatiana Auguste, se sont montrées plus loquaces. Elles invitent les entrepreneurs à contacter leur député.

À l’heure actuelle, les programmes d’aide ne sont pas encore au point, mais en processus d’élaboration. Les députées assurent que l’accent sera mis sur les petites et moyennes entreprises. Elles conseillent aux gens de les contacter afin de mieux cibler la situation et de voir comment l’entreprise est affectée. Et surtout, de bien se préparer, de bien documenter leur situation.

La députée Chenette insiste : « On veut vous aider, on veut vous accompagner justement dans ce que vous faites. Puis on va vous diriger vers la BDC, vers DEC, pour financer tout ce qui nous est possible de faire pour protéger les emplois, pour protéger nos entreprises, pour les aider à croître. Quand je parle aux entrepreneurs, il y a une occasion de s’entraider parce qu’il y en a qui savent comment faire à l’international, il y en a qui savent comment se rendre dans le reste du Canada. Il y en a qui savent comment utiliser les programmes d’innovation qu’on met en place. Alors c’est aussi le temps de nous parler, de se parler entre entrepreneurs. »

La députée Lapointe, quant à elle, fait un parallèle entre la crise actuelle et l’année 2020. « On est dans une situation aussi difficile que lorsqu’on est tombé dans la COVID. Donc c’est difficile de prévoir tous les effets, mais on va justement s’adapter à mesure qu’on va avancer », promet-elle.

Questionnées sur les mesures à venir, les députées Madeleine Chenette, Linda Lapointe et Tatiana Auguste ont laissé savoir que leur porte était ouverte.

Et le transport collectif ?

Questionnée à propos de l’entente de plusieurs milliards de dollars conclue par le gouvernement Carney avec Québec pour le transport collectif, la députée de Terrebonne-Mascouche, Tatiana Auguste, reconnaît qu’il existe de réels enjeux sur son territoire, tout comme sur l’ensemble de la Couronne Nord, en matière de transport collectif. Toutefois, l’heure n’est pas encore aux annonces régionales, comme elle le laisse entendre.

« C’est un effort collectif de plusieurs paliers de gouvernement, puis avec les élections provinciales surtout, c’est vraiment un enjeu pour la Couronne Nord que j’appuie justement. En ce moment, c’est un mouvement géré par les maires. Nous, on a fait une partie du travail en donnant les fonds. Donc, on va continuer de voir comment ça se développe », a commenté Mme Auguste, sans entrer dans les détails.

La ministre Joly a renchéri en précisant que le gouvernement fédéral recevra les différents projets provenant de la Couronne Nord.

« Notre objectif, c’est de faire preuve de fédéralisme coopératif, de pouvoir travailler avec Québec. Mais c’est sûr que les députés ici ont tous de beaux projets dans leur comté, puis on va tous faire en sorte de défendre ces beaux projets-là », a laissé savoir Mme Joly, en concluant le point de presse.