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Répare-tout – Sainte-Thérèse mise sur la réparation… et sur les gens

Photo Dany Baribeau

L’initiative Répare-tout a été inaugurée samedi le 25 avril à la Maison du citoyen de Sainte-Thérèse, en présence du maire Christian Charron, de Louis Kemp, de la députée fédérale de Thérèse-de Blainville Madeleine Chenette, du conseiller municipal Michel Milette et plusieurs bénévoles.

Répare-tout – Sainte-Thérèse mise sur la réparation… et sur les gens

Publié le 04/05/2026

Plutôt que de jeter, réparer. Plutôt que d’acheter, apprendre. C’est l’idée derrière les Cafés Répare-Tout lancés par la Ressourcerie Dépanne-Tout à la Maison du citoyen de Sainte-Thérèse.

Une fois par mois, des citoyens pourront y faire réparer gratuitement leurs objets avec l’aide de bénévoles, dans une ambiance qui ressemble davantage à un lieu d’échange qu’à un simple atelier. « Ce n’est pas juste réparer des objets. C’est créer un lieu vivant où les gens apprennent et échangent », résume le directeur général Louis Kemp.

Au-delà du geste concret, le projet vise aussi à briser l’isolement, notamment chez les aînés, en misant sur le partage de savoir-faire. Couture, petits électroménagers, menuiserie : chacun peut venir avec un objet… ou avec ses compétences.

Le modèle n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Né à Amsterdam il y a une quinzaine d’années, le mouvement des Repair Cafés compte aujourd’hui des milliers d’initiatives à travers le monde. « Il y a de la place pour en avoir plein d’autres », souligne un des instigateurs du mouvement au Québec, qui voit dans ce type d’atelier une solution simple et accessible pour réduire les déchets.

À Sainte-Thérèse, le projet s’inscrit aussi dans une réalité bien concrète : des objets qui durent de moins en moins longtemps. « C’est fâchant de les jeter après un an ou deux », a rappelé le maire Christian Charron, saluant une initiative à la fois utile et écologique.

Soutenu par une aide fédérale de 25 000 $, le projet vise plus de 300 réparations au cours de la prochaine année.

Prochaine étape : voir si la communauté répond à l’appel. Parce qu’ici, la réparation, ce n’est pas juste une question d’objets — c’est une question de lien.