Une fois par mois, des citoyens pourront y faire réparer gratuitement leurs objets avec l’aide de bénévoles, dans une ambiance qui ressemble davantage à un lieu d’échange qu’à un simple atelier. « Ce n’est pas juste réparer des objets. C’est créer un lieu vivant où les gens apprennent et échangent », résume le directeur général Louis Kemp.
Au-delà du geste concret, le projet vise aussi à briser l’isolement, notamment chez les aînés, en misant sur le partage de savoir-faire. Couture, petits électroménagers, menuiserie : chacun peut venir avec un objet… ou avec ses compétences.
Le modèle n’est pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Né à Amsterdam il y a une quinzaine d’années, le mouvement des Repair Cafés compte aujourd’hui des milliers d’initiatives à travers le monde. « Il y a de la place pour en avoir plein d’autres », souligne un des instigateurs du mouvement au Québec, qui voit dans ce type d’atelier une solution simple et accessible pour réduire les déchets.
À Sainte-Thérèse, le projet s’inscrit aussi dans une réalité bien concrète : des objets qui durent de moins en moins longtemps. « C’est fâchant de les jeter après un an ou deux », a rappelé le maire Christian Charron, saluant une initiative à la fois utile et écologique.
Soutenu par une aide fédérale de 25 000 $, le projet vise plus de 300 réparations au cours de la prochaine année.
Prochaine étape : voir si la communauté répond à l’appel. Parce qu’ici, la réparation, ce n’est pas juste une question d’objets — c’est une question de lien.

MOTS-CLÉS
Ressourcerie Dépanne-tout
Café Répare-Tout
Sainte-Thérèse
Christian Charron