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Rodage d’un service d’urgence dentaire dans les Laurentides

Photo Reine Côté – Bien qu’encore à l’état de projet pilote, le numéro 450 913-0101 du service d’urgence dentaire mène à un professionnel humain au bout du fil, promettent les deux dentistes natifs de Saint-Eustache.

Rodage d’un service d’urgence dentaire dans les Laurentides

Publié le 20/04/2026

Rémi et Nadia Cherifi, deux dentistes de Blainville, ont démarré au cours des dernières semaines, un projet pilote visant la mise sur pied d’un service d’urgence dentaire sur le territoire de la grande région des Laurentides et de Terrebonne-Mascouche. Ils souhaitent y intégrer la participation d’une centaine de cliniques d’ici le mois de septembre.

Ayant tous deux choisi la profession de dentiste, Rémi et Nadia Cherifi, qui sont frère et sœur, sont installé à la Clinique dentaire Le Blainvillier et à la clinique à Lumino Santé, à Blainville, dont ils sont propriétaires. Ils s’y relaient.

Alors que le dentiste Rémi s’est perfectionné en chirurgie complexe et dans les traitements endodontiques avancés, sa sœur Nadia s’est spécialisée en dentisterie pour enfants, une clientèle ayant souvent besoin de sédation pour leurs soins.

Un service nécessaire

Lors de la dernière période des Fêtes, en pleine période de congé, ils ont répondu à tous les appelants s’adressant à eux pour un problème dentaire urgent.

« Durant les deux semaines des vacances de Noël, où la majorité des cliniques sont fermées, on a eu une quantité incroyable d’urgences et des gens qui venaient de loin. On s’est dit : “Ok, il y a vraiment un besoin, une lacune sur la Rive-Nord” », explique la dentiste Nadia Cherifi, qui a recensé 20 à 30 appels par jour.

C’est ainsi qu’ils ont projeté d’instaurer un tel service au-delà de la Rivière des Mille-Îles, où aucune clinique dentaire n’offre de service d’urgence en dehors des heures officiellement affichées.

Participation nombreuse souhaitée

Ils ont approché l’ensemble des cliniques dentaires des Basses-Laurentides et des municipalités laurentiennes plus au nord, jusqu’à Mont-Laurier. L’affaire n’est pas encore dans le sac, mais ils travaillent fort pour convaincre les membres de leur confrérie de prendre part à un service tournant en vue d’annoncer les dentistes pouvant offrir des services d’urgence hors des horaires réguliers.

« C’est un système qui fait en sorte qu’il y ait un calendrier séparé par semaine entre les cliniques participantes et qui fait en sorte que chaque semaine, il y ait une clinique de garde. Et la clinique de garde s’assure de répondre au téléphone durant des heures extensibles : le samedi, le dimanche et durant la semaine, en soirée », explique Rémi Cherifi.

Cliniques en rotation

Pour l’instant, les dentistes ne se bousculent pas au portillon. Une trentaine de cliniques se sont néanmoins montrées intéressées à ce projet pilote, du moins à partager le numéro de téléphone (450 913-0101) d’une clinique ouverte pour les urgences.

En plus des services offerts par Rémi et Nadia, trois autres cliniques se sont aussi portées volontaires à offrir sous peu des services d’urgence, l’une à Deux-Montagnes, une autre à Saint-Jérôme et une autre située encore plus au nord. Ils effectuent un roulement de quatre semaines : sélectionnent les cas les plus urgents et orientent les autres vers d’autres types de services, comme un centre hospitalier ou une pharmacie.

« On va traiter les urgences urgentes, mais on va quand même prendre la peine de répondre à tous ceux qui appellent et voir si c’est possible de les voir », affirme Nadia Cherifi, en soulignant qu’il suffit d’à peine quelques minutes pour répondre à un appel et changer toute la dynamique, par l’entremise de conseils avisés, d’échanges vidéo ou envois de photos, permettant ainsi de rassurer bien des parents de jeunes enfants.

Les deux dentistes prévoient tenir leur phase d’essai jusqu’en septembre. Après quoi, ils analyseront et partageront avec l’ensemble des cliniques les chiffres afin de vérifier si un service d’urgence dentaire répond à une nécessité sur le territoire et ce qu’il représente en termes de charge opérationnelle.