Pas moins d’une centaine de citoyens se sont déplacés jusqu’au Centre communautaire du chemin de la Grande-Côte afin d’en apprendre un peu plus sur le Plan particulier d’urbanisme, inscrit dans la planification stratégique de l’administration municipale et adopté en octobre 2025.
En présentant les trois zones du PPU, l’urbaniste conseil Hélène Doyon a pris soin de préciser que cela n’était pas « l’image de ce qui va être conçu, mais ce qui est souhaité à terme ».
Rappelons que la Ville de Rosemère a demandé au cours de l’année 2024 à la MRC Thérèse-De Blainville de modifier son schéma d’aménagement régional afin d’inscrire en toute conformité le PPU qui s’inscrit dans sa planification stratégique.
S’adapter aux nouvelles réalités
Pour la Ville, le réaménagement du pôle régional de Rosemère vise le déploiement d’une mixité commerciale et résidentielle autour de la Place Rosemère afin de répondre aux nouvelles réalités auxquelles font face les banlieues.
« Avec le déclin du commerce de détail qui engendre une perte importante de revenus de taxation pour la Ville, qui, à son tour, exerce une pression sur le compte de taxes des citoyens, jumelé aux besoins démographiques, de logements et de verdissement, la Ville a saisi en 2024 l’opportunité de consolider son territoire en débutant le redéveloppement de ce secteur stratégique », indique l’administration municipale.
Mais ce projet présente une opportunité, a souligné lors de sa prise de parole la mairesse de l’endroit Marie-Élaine Pitre. « Celle de transformer notre plus grand îlot de chaleur en quartier de vie, de diversifier notre offre de logement, de rendre cette partie vitale de notre ville plus verte, plus humaine. »
Lors d’une consultation publique en juin 2025, on avait présenté la version préliminaire du PPU comportant l’offre de milieux de vie complets, d’un équilibre entre résidences et commerces, mais aussi la volonté de faciliter la transition écologique en améliorant la gestion de l’eau et en réduisant les îlots de chaleur, et de maintenir bien active l’offre commerciale, tout en tenant compte d’une cohérence architecturale dans son aménagement.
Horizon de 15 ans
Si l’ensemble du projet comporte encore des variables, le PPU ouvre la porte à un potentiel de redéveloppement plus large à long terme dans l’ensemble du secteur. Cependant, le projet actuellement au cœur des discussions concerne le site de Place Rosemère, où l’on prévoit plutôt environ 650 logements sur un horizon de 15 ans.
Il a également été question de la possibilité d’un stationnement étagé sur le terrain de Place Rosemère.
Dans les règlements municipaux autour du PPU, il est aussi question de « zonage incitatif », qui implique une négociation entre la Ville et le promoteur, impliquant des conditions pouvant se concrétiser sous plusieurs formes : ajout d’étages d’un immeuble résidentiel pour en réserver une partie à des logements sociaux ou à autres fins sociocommunautaires comme une infrastructure à vocation publique.
La mairesse Marie-Élaine Pitre se dit bien consciente de l’importance de mettre en place davantage d’infrastructures de mobilité, dont le transport collectif. Celle-ci assure que les représentations auprès des instances gouvernementales concernées se poursuivent en vue d’améliorer l’offre du transport collectif, jugé insuffisant pour le moment. « Il y a beaucoup de discussions qui se font en parallèle pour obtenir du transport qui soit adapté. »
Dépôt de mémoires
Les citoyens désirant s’exprimer sur les projets de règlements de concordance peuvent déposer un mémoire à cet effet d’ici le 17 avril et venir le présenter en personne lors de l’Assemblée de consultation publique du 27 avril. À noter que tout mémoire ne devra concerner que les règlements de concordance, soit les ajustements aux règlements municipaux qui doivent être conformes au schéma d’aménagement de la MRC.

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