icon journal
Sainte-Thérèse – Le bonheur de Bangi est à La Licorne

Photo Reine Côté – L’organisme La Licorne accueille désormais ses usagers dans des locaux rénovés à Sainte-Thérèse, conçus pour favoriser l’entraide et briser l’isolement.

Sainte-Thérèse – Le bonheur de Bangi est à La Licorne

Publié le 16/10/2026

Il paraît que Bangi est joyeux ces temps-ci.

Lui et les intervenantes de l’organisme La Licorne accueillent désormais les usagers dans des locaux rénovés au 198, rue Blainville, à Sainte-Thérèse.

Il s’était fait discret lors de la présentation officielle des nouveaux locaux, le 30 septembre dernier, alors que le maire Charron, quelques élus municipaux et des personnalités publiques visitaient l’endroit. Mais ses amies, les intervenantes, n’ont pu s’empêcher de parler de son apport exceptionnel à l’organisme, qui offre un soutien psychologique et social à des personnes vivant avec des problèmes de santé mentale.

C’est que Bangi possède un don spécial; il sait apaiser une personne indisposée en posant sur elle ses pattes et sa veste poilue. Initialement formé comme chien-guide par Mira, il aurait des compétences d’intervention en raison de sa nature hypersensorielle. Selon les intervenantes, il semble percevoir les humeurs et les états d’âme des gens et se colle à eux, leur apportant calme et chaleur, un soutien émotionnel que semblent fortement apprécier les usagers de l’endroit.

C’est du moins ce qu’assure Sophie Charbonneau, la directrice générale de La Licorne, qui agit elle-même comme intervenante, tout comme Maya, Véronique, Julie et Isabelle, ainsi que les deux stagiaires, Clara et Sofia, qui n’ont que de bons mots pour leur ami poilu.

L’organisme a investi une somme de 500 000 $ dans les travaux de rénovation, financés en partie par les économies réalisées pendant la pandémie, affirme Mme Charbonneau.

Un soutien dans la communauté

À La Licorne, on propose aussi bien des activités d’entraide qu’un soutien et un accompagnement individuels.

« La Licorne, c’est un organisme alternatif en santé mentale où les gens viennent pour briser leur isolement ou reprendre leur pouvoir sur leur vie, faire des activités, se changer les idées, Ici, on apprend la fraternité, le partage, la solidarité. On va s’aider. On a tous besoin d’amour. On a tous besoin d’être proches, les uns des autres et sans jugement », laissait savoir Mme Charbonneau lors du 30e anniversaire de l’endroit, en 2024.

Elle n’a pas changé d’idée. Elle décrit toujours La Licorne comme un milieu bienveillant, où chacun peut se sentir accueilli, comme elle-même l’a été à son arrivée à la tête de l’organisme, cinq ans auparavant.

Un tel organisme demeure indispensable dans la communauté, selon elle, qui observe une hausse de fréquentation depuis un moment, sans pouvoir la chiffrer de façon précise. À quoi attribue-t-elle cette hausse? « La santé mentale est beaucoup tributaire des conditions sociales ambiantes », affirme-t-elle, en ciblant la perte d’emploi, la hausse de la violence et l’inflation.

En ce jour d’inauguration, les usagers affichaient leur fierté de disposer dorénavant de locaux modernisés, aux murs entièrement repeints et aux espaces repensés pour améliorer l’accueil. Le groupe musical, composé de six ou sept musiciens, dispose même d’un local réservé à ses activités musicales.