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Sainte-Thérèse, l’une des villes les plus proactives au Québec

Photo Capture d’écran – Une citoyenne a profité de la séance du conseil municipal du 2 février pour demander à l’administration Charron de mieux informer la population sur les actions déployées post-inondations.

Sainte-Thérèse, l’une des villes les plus proactives au Québec

Publié le 02/03/2026

Une Thérésienne du quartier Lonergan réclame davantage de soutien et de transparence entourant les mesures d’intervention post-inondations de l’administration Charron visant les résidents de son secteur ayant été impactés ces dernières années.

Croyant que l’administration Charron se préoccupe moins de son secteur qu’ailleurs, la dame est intervenue auprès du maire et des conseillers municipaux lors de la dernière séance du conseil municipal du 2 février.  « On est peu nombreux, c’est vrai, mais ça ne rend pas notre réalité moins lourde. Les inondations ont laissé des conséquences importantes et durables », a indiqué la citoyenne en dressant la liste de tout ce qui a été entraîné par les inondations tant matériellement, financièrement, qu’en termes d’énergies déployées et de problèmes de santé. « Ce que nous vivons n’est pas abstrait, c’est lourd. »

Celle-ci demande au maire de faire preuve de plus de transparence dans les interventions de la municipalité. « Je sais qu’il y a des efforts qui sont faits, mais on ne le voit pas vraiment. Ce que j’aimerais, c’est plus de transparence : sur ce qui a été fait, sur ce qui est prévu avec des échéanciers réalistes et rendre les études et rapports publics et avoir une vision axée sur la prévention », clame la citoyenne.

La dame s’est présentée avec toute une liste de « solutions concrètes » qu’elle estime réalisables de la part de la Ville : investir dans des infrastructures souterraines, mettre l’accent sur des revêtements perméables, des incitatifs avec subventions, des stationnements verts avec alvéoles.

Mesures d’intervention

Prenant la parole, le maire Christian Charron a dressé à son tour la liste de tout ce qui a été fait par son administration, affirmant d’entrée de jeu que Sainte-Thérèse est l’une des municipalités les plus proactives au Québec en matière d’intervention post-inondations : mise en place d’un programme d’inspection, d’un programme de subventions pour rénovations et mises aux normes, installation de génératrices sur toutes les stations de pompage au cours du mois de février, bassins de rétention qui seront aménagés, travaux de standardisation ayant été effectués aux cinq pompes durant l’été 2025.

La Ville attend aussi des réponses relatives à des programmes subventionnés. Déjà, la Ville a reçu une subvention lui permettant de réaliser un plan de drainage de toute la ville en vue de dresser l’état du réseau municipal. Ce plan sera fait d’ici deux ans, a souligné le maire Charron. « C’est qu’avant de savoir quoi faire, il faut connaître notre réseau : où ça refoule, où ça ne refoule pas. »

M. Charron ajoute que son administration a également fait une demande de subvention dans le cadre du projet Accélérer la transition climatique, ce qui lui a déjà permis d’obtenir le financement du programme d’inspection résidentiel pour déployer le plan directeur de drainage.  

Dans le cadre d’un appel à projets, l’administration municipale a déposé trois projets :  l’un pour des murs anti-crues, un second pour des digues anti-crues, puis un autre pour procéder à l’analyse de la capacité de l’émissaire reliant Sainte-Thérèse à Rosemère.

Donner le temps au temps

« On ne peut pas aller plus vite que ça pour l’instant. Si on voulait apporter des modifications à notre réseau, il faut d’abord le connaître et c’est ce plan général de drainage qui va nous le dire. Tout est en marche, tout est en branle. »

On a aussi demandé à notre station d’eaux usées d’avoir une capacité de tamponnage en cas de pluies abondantes; on pourrait empêcher les eaux usées de revenir par notre émissaire. On pourrait bloquer cette eau et ça permettrait de libérer l’émissaire.

M. Charron est revenu sur les suggestions de la citoyenne de Lonergan, l’avisant que ces mesures seraient insuffisantes à empêcher les inondations lors de grosses pluies. « Même en le faisant pendant dix ans, l’impact serait négligeable par rapport aux pluies comme on les connaît. »

« On a déjà mis en place un règlement de facturation sur les surfaces pavées, avec des mesures d’écofiscalité, il y a un an. Les supermarchés, par exemple, sont taxés en fonction de leur superficie pavée et donc encouragés à réduire leur superficie pavée », a rappelé M. Charron.  

À la citoyenne qui insistait pour que la Ville informe ses citoyens sur son plan d’intervention et l’agenda des étapes, M. Charron lui a répondu qu’une autre séance d’information allait bientôt s’inscrire au calendrier, une fois que la nouvelle carte des zones inondables sera sortie, soit au cours du mois de mars.