Le petit bâtiment se trouve du côté de la rue Saint-Louis. La chapelle-oratoire en pierre néogothique de forme octogonale est située sur le terrain du collège et a été construite en 1888, soit 63 ans après celle de l’ancien séminaire.
Depuis plus de dix ans, le grillage métallique qui l’entoure attire l’attention sur son vieillissement. Et l’on cherche à préserver son état pour qu’elle ne se détériore pas davantage en attendant l’argent requis pour ses réparations. Les coûts nécessaires à sa restauration ont été évalués en 2024 à 1,95 million $.
Qu’attend le gouvernement ?
Lors de la séance publique du 2 mars dernier, les membres du conseil municipal ont adopté à l’unanimité une résolution afin d’adresser une missive à l’endroit du gouvernement du Québec afin qu’il agisse rapidement à ce sujet. Le maire Charron s’est permis de souligner qu’au cours de 2024, le Collège Lionel-Groulx s’était montré disposé à fournir une somme de 200 000 $ pour les travaux et que la subvention réclamée pour couvrir 50 % des coûts avait même reçu l’appui d’une équipe de fonctionnaires du ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ).
« Depuis ce temps, rien n’a été fait », font valoir les conseillers et le maire de Sainte-Thérèse, surtout, a-t-on précisé, en vertu de l’importance que semble accorder le gouvernement du Québec à la préservation du patrimoine à travers les programmes de subvention qu’il a mis en place pour préserver le patrimoine immobilier privé et municipal, tels que le Programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier (PSMMPI) et le Programme d’ententes en patrimoine (PEP).
Les membres du conseil municipal estiment incompréhensible que le gouvernement du Québec puisse subventionner le patrimoine immobilier privé et municipal, tout en laissant dans un état de dégradation avancé la chapelle-oratoire Charles-Joseph Ducharme, qu’il a lui-même classée.
« Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre ses responsabilités et de restaurer le bâtiment. C’est un monument classé par le gouvernement du Québec et il est inexplicable que celui-ci subventionne la restauration du patrimoine privé et municipal et qu’il ne restaure pas ses propres bâtiments », martèle le maire de Sainte-Thérèse, Christian Charron, qui a reçu un appui unanime du conseil municipal pour adresser sa requête auprès du gouvernement du Québec.
Valeur historique
Pour ceux qui l’ignorent, il faut savoir que la chapelle-oratoire représente un certain intérêt en termes de valeur architecturale et patrimoniale, comme l’indique le site gouvernemental Agence Parcs Canada, qui souligne ses particularités.
« La valeur patrimoniale de l’ancien séminaire repose également sur l’intérêt de la chapelle-oratoire. Terminée en 1888, la petite structure constitue un bel exemple d’architecture d’inspiration néogothique avec son plan octogonal, ses contreforts, ses fenêtres en arc brisé et son toit à huit versants surmonté d’une croix. Elle abrite la sépulture de l’abbé Joseph-Charles Ducharme (1786-1853), fondateur du Séminaire de Sainte-Thérèse. Cette chapelle, qui n’a pas été modifiée depuis sa construction, comprend toujours six plaques accrochées aux murs relatant l’histoire du séminaire et renferme un autel de marbre blanc », explique-t-on sur le site.

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