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Un moment festif et d’émotions pour personnes handicapées

Photo : Reine Côté

À l’Association des personnes handicapées intellectuelles des Laurentides, les usagers développent des compétences utilitaires et sociales en prenant part à différentes activités.

Un moment festif et d’émotions pour personnes handicapées

Publié le 26/06/2026

Il régnait une ambiance joyeuse au Centre communautaire et Culturel de Sainte-Thérèse le 4 juin dernier alors qu’une centaine de personnes en situation de handicap des Laurentides s’y rencontrait pour festoyer à l’occasion de la Semaine québécoise des personnes handicapées, qui se déroulait du 1er au 7 juin.

Organisée par le Regroupement pour la concertation des personnes handicapées des Laurentides, cette fête annuelle leur a donné l’occasion de croiser des membres d’autres associations et organismes régionaux.

Dès 10h00, des hommes et femmes vivant avec un handicap physique ou intellectuel sont sortis de l’autobus qui les amenait au lieu de réjouissance avec un immense sourire aux lèvres.

Peu importe leur différence, chacun des participants paraissait fier et heureux de se joindre à cette grande fête où la discrimination n’avait pas sa place. « Voir au-delà de la différence, c’est voir le plein potentiel trop souvent ignoré des personnes handicapées », assure l’Office des personnes handicapées du Québec.

Découverte des services

Dans la première salle, ils ont pu prendre connaissance des services offerts par des organismes impliqués dans la communauté. On y a relevé la présence de La Maison des parents d’enfants handicapés, dont les deux centres établis à Saint-Jérôme offrent des camps de jour, le kiosque de Paternité Laurentides, de l’APPAL, de Parrainage civique Basses-Laurentides.

Alors que la plupart des associations y faisaient connaître leurs services, l’Association des personnes handicapées intellectuelles des Laurentides y affichait leurs œuvres en format cartes joliment décorées et marionnettes en feutrine. En plus de cafés rencontres, de la cuisine collective, on y fait de la distribution de nourriture et des membres y viennent pour participer aux ateliers de créations. L’intervenante Valérie Ouellet affirme que les ateliers créatifs visent certains objectifs.

Prise de parole au micro lors d'un événement du RCPHL, devant des participants assis à une table
Photo : Reine Côté
C’est le Regroupement pour la concertation des personnes handicapées des Laurentides qui est
à l’origine de l’organisation de l’événement festif du 4 juin.

« Ils vont apprendre à créer mais ça va les amener au marché du travail. Ils vont venir pratiquer la persévérance et l’autonomie. Lorsqu’ils créent une marionnette ou qu’ils brodent une carte, l’objectif est de les vendre », spécifie Mme Ouellet.

Stéphane, l’un des usagers, prend un réel plaisir à participer aux activités. « Moi, je fais les cafés rencontres et de la cuisine de temps en temps. J’y vais deux-trois fois par semaine et j’adore ça. »

À 10h45, tout le monde – ou presque – s’est mis au yoga adapté sur chaise sous la direction de Nadia Tanguay, qui enseigne cette activité au Studio Advayoga à Saint-Eustache.

La journée s’est poursuivie avec un dîner pizza et un bingo adapté, avant que tous ne repartent, enthousiasmés par leur journée festive.

Défis à relever

Or, si un tel événement a pu être organisé et avec une telle collaboration, c’est que les mentalités évoluent, ce qui conforte Caroline Denis, la directrice générale du RCPHL. Mais il reste des défis à relever. Il est question du transport adapté à qui l’on reproche les retards. « Des personnes arrivent en retard à leur travail, d’autres perdent leur travail à cause de cela », indique-t-elle.

Parlant de travail, Mme Denis affirme qu’il reste encore du chemin à faire. « On veut de meilleures conditions, que les personnes soient mieux accompagnées pour intégrer le marché du travail régulier. Intégration travail Laurentides fait un formidable travail dans la région ; c’est la référence en emploi », spécifie Mme Denis.

Mais avant cela, il y a les besoins de base, notamment celui du logement, où l’on dénote un réel manque d’accessibilité physique et à coût abordable pour cette clientèle dont plusieurs sont à faible revenu.