icon journal
Claudia Dupont prend la direction d’Odyscène

Photo Reine Côté – Claudia Dupont, un visage que l’on devrait croiser régulièrement dans la région.

Claudia Dupont prend la direction d’Odyscène

Publié le 10/09/2026

Après le départ de Chantal Lamoureux, Claudia Dupont prend la direction d’Odyscène, où elle entend assurer une continuité tout en misant sur l’innovation et le développement de partenariats.

Elle prend ainsi les rênes d’un diffuseur qui a remporté le Prix de Diffuseur de l’année 2025 lors de l’événement RIDEAU, à Québec.

D’entrée de jeu, il faut savoir que Claudia Dupont est, depuis toujours, une grande adepte des arts vivants. Un temps, elle avait même envisagé une carrière de comédienne… jusqu’à son séjour au département de théâtre du Collège Lionel-Groulx avant de se tourner vers la gestion d’organismes culturels. « C’est là que je me suis découvert une passion pour les arts et la gestion des arts. C’était mon côté amoureux des arts qui a fait en sorte que je me dirige vers ça (l’interprétation théâtrale) pour me rendre compte que ce n’était pas du tout pour moi, mais que c’était davantage le développement puis la gestion des organismes qui m’intéressaient. »

Elle a donc commencé par développer le service scolaire au Théâtre Denise-Pelletier, avant de prendre le poste de directrice de la programmation à la Maison des arts de Drummondville, puis celui de directrice de la programmation et du développement artistique au Théâtre du Vieux-Terrebonne. En 2025, elle a ensuite assuré la direction du Théâtre du Rideau Vert.

Ce chemin l’a menée tout droit à Sainte-Thérèse lorsque Chantal Lamoureux a quitté la direction d’Odyscène. Un nouveau défi s’ouvrait à elle.

L’IA s’invite dans les arts

En assurer la continuité est un bien grand mot, tant l’époque actuelle est annonciatrice de bouleversements avec l’arrivée à grande échelle de l’intelligence artificielle, qui s’invite dans toutes les sphères de la vie quotidienne. Dans le monde des arts aussi.

« On travaille sur l’IA, mais on travaille aussi sur différents aspects. On a une équipe extraordinaire. J’ai un comité de direction aux expertises très variées », soutient Claudia Dupont.

Mme Dupont ne s’en fait pas trop. Elle aborde les défis d’Odyscène en misant sur les compétences de son équipe, notamment celles de son directeur de la programmation, Étienne St-Laurent. Un volet dans lequel elle n’entend pas s’ingérer.

« J’ai un directeur de la programmation extraordinaire. C’est important pour moi qu’il ait sa vision, ses objectifs en termes de programmation », indique-t-elle.

En fait, Mme Dupont vise une gouvernance stratégique. D’abord en transformant le modèle d’affaires en y intégrant l’innovation. Puis en plaçant l’expérience client au cœur des actions « pour créer des expériences mémorables tant pour les spectateurs que pour nos artistes », spécifie-t-elle.

Des expériences mémorables qui s’inscriront dans une offre diversifiée. « La pluridisciplinarité est très importante à mes yeux. Faire rayonner l’ensemble des arts de la scène est très motivant, car cela permet de rejoindre tous nos publics. »

Le succès Pérusse

À titre d’exemple, Mme Dupont rappelle le récent succès de Boulevard Pérusse, avec ses 32 représentations et les 22 000 entrées enregistrées par ce théâtre d’été.

Souhaitant renforcer l’ancrage d’Odyscène dans ses milieux, la nouvelle directrice promet d’assurer sa présence dans bon nombre d’événements de tous les secteurs d’activité. Sa signature.

« Ma touche personnelle sera celle du maintien et du développement des liens de partenariats avec les milieux d’affaires, municipaux, scolaires, communautaires, artistiques et culturels de la MRC », soutient Claudia Dupont, qui compte aussi apporter sa couleur à l’environnement de travail en favorisant la croissance et l’innovation au sein de ses équipes.