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Dans le sillage du destin – Un premier roman pour le Thérésien Luc Mercier

Photo Reine Côté – L’auteur Luc Mercier a lancé son premier roman le 22 août dernier en présence de nombreux invités à la bibliothèque municipale de Sainte-Thérèse.

Dans le sillage du destin – Un premier roman pour le Thérésien Luc Mercier

Publié le 26/08/2026

Dans le sillage du destin.

Voilà le titre de l’œuvre fictive du Thérésien Luc Mercier, qui se consacre désormais à l’écriture après une longue carrière de pilote de ligne. S’il ne côtoie plus les nuages, la mer n’en a pas fini avec lui, qui s’est découvert une véritable passion pour la navigation. Au point de développer son récit autour de trois navires comme éléments pivots.

Ce n’est que tout récemment que Luc Mercier s’est adonné à la navigation. Pendant ses 37 ans de carrière chez Air Transat, il a régulièrement survolé l’Atlantique, laissant souvent son regard traîner vers ces eaux intrigantes, parfois troublées par les vagues, se disant qu’un jour il referait de la voile, une activité l’ayant passionné tout jeune alors qu’il était cadet de la marine.

« La mer, ça a toujours fait partie de ma vie. Mon père était marin pendant la Seconde Guerre mondiale », affirme le pilote retraité depuis deux ans.

Ce n’est qu’une fois adulte qu’il a troqué la mer pour le ciel. « Pendant ma période adulte, je n’ai fait que de l’aviation, mais j’avais toujours dans l’idée que je referais un jour de la voile », précise-t-il.

L’imaginaire en marche

En redécouvrant la voile à l’aube de la cinquantaine, Luc Mercier a senti son imaginaire se mettre en marche alors qu’il naviguait en toute tranquillité. Et pourquoi pas en faire un récit, s’est-il dit, lui qui s’est d’abord consacré à l’écriture d’un bouquin didactique sur la navigation intitulé La navigation astronomique : faire le point autrement.

Or, cet exercice rédactionnel a été une découverte, lui donnant même envie d’inventer un récit fictif de son cru. Luc Mercier l’admet, il n’était pourtant pas spécialement lecteur de littérature. Mais l’intérêt marqué de sa conjointe pour la lecture l’a influencé. Lorsqu’il lit, il porte davantage attention au style d’écriture, aux mots choisis par les auteurs pour rendre une histoire plus captivante, comme dans Le code da Vinci, dont l’intrigue imaginée l’a fortement impressionné.

Le récit qu’il a lui-même choisi de raconter dans son premier roman tient en trois parties, trois histoires imbriquées les unes aux autres. Il est question de la vie d’habitants de petits villages portuaires de Bretagne, au XVIIe siècle.

« Trois navires : l’Orion, l’Intrépide, L’Érato. Les destins de deux familles bretonnes – les Le Roy et les Guénan – s’entrecroisent », apprend-on en lisant le résumé au dos du bouquin, paru récemment aux Éditions Apothéose.

Une œuvre accessible

L’auteur a voulu en faire une œuvre accessible à tout type de lecteurs. Son histoire se déroule dans un petit village fictif, Saint-Jacques. « Ça parle des gens ordinaires, des gens de la mer, qui venaient pêcher sur les bancs de Terre-Neuve, des gens qui laissaient derrière leur femme, leurs enfants. Ça parle de moussaillons, de pêcheurs qui rêvent d’aller au Nouveau Monde », raconte Luc Mercier.

Sans en dévoiler les principales intrigues, disons tout de même qu’un drame survient sur l’un des navires et qu’une jeune villageoise enquêtera. L’histoire se déroule en 1687 et 1688 au Finistère, puis dix ans plus tard au Nouveau Monde.

« À ma première lecture du roman, j’ai senti que cette histoire venait d’une imagination très fertile nourrie de ses différentes passions et expériences. Cette fois-ci, c’est en mots qu’il a bâti la maison : la petite maison bretonne. Autour d’elle, le village et devant… l’immensité de l’océan. C’est… tout un domaine! Rapidement, je me suis attachée aux habitants de ce village côtier pour qui la vie au XVIIe n’était pas des plus faciles. Prendre le large, c’est le quotidien des gens de Saint-Jacques. L’attente des proches restés sur le continent, le bonheur des retrouvailles et le vide laissé par ceux qui ne reviendront jamais offriront à l’auteur bien des occasions de tracer le destin de ses différents personnages », a commenté Maureen Pagé, lors du lancement officiel du livre, qui se déroulait à la bibliothèque municipale de Sainte-Thérèse, le 22 août dernier.

Il faut désormais parler de Luc Mercier comme d’un auteur. Déjà, il planche sur un second bouquin et a bien l’intention d’assurer sa présence au Salon du livre de Montréal cet automne pour y présenter Dans le sillage du destin.