Edwin Raphaël vit à Montréal depuis 2013. Il s’y est amené pour étudier la « business » à l’Université Concordia, en vue de reprendre l’entreprise familiale, située à Dubaï, où il a grandi, lui qui est d’origine indienne.
Or, la musique qui se fait au Québec lui a tellement plu qu’il n’est pas reparti. Depuis 2017, il enregistre ses pièces sur EP en plus des trois albums qu’il a fait paraître.
De l’Inde à Dubaï puis maintenant à Montréal, il se sent apatride et sans réel sentiment d’appartenance à l’une de ces cultures, de sorte qu’il a tenté de créer son propre style musical.
Fort volubile, il s’exprime longuement…en anglais, mais il s’exprime. En introduction de son spectacle, il s’est prêté à un court entretien en compagnie de Étienne St-Laurent, directeur de la programmation chez Odyscène, et Anne Dubé, qui s’est gentiment faite traductrice pour l’artiste, qui semble néanmoins comprendre les questions qui lui sont posées en français.
Performance Indie Folk
Questionné sur son style musical par Mme Dubé qu’elle qualifiait de « musique de chambre pop », l’artiste s’est empressé de spécifier qu’il correspondait plutôt au courant Indie folk, un genre lui laissant une grande liberté d’exploration musicale.
Et il a fait une extraordinaire démonstration de son talent d’auteur-compositeur en nous offrant plus d’une dizaine de pièces que l’on associe tout de suite au genre Indie. Interprétées par Edwin Raphaël, dont la voix convient parfaitement à la musicalité.
De cette combinaison vocale et musicale se dégage une douceur qui rend l’écoute vraiment agréable. On pourrait l’écouter toute une soirée sans se lasser. L’artiste semble avoir trouvé le juste milieu entre le dynamisme du rock et le côté planant que l’on apprécie tant chez les artistes et groupes du genre, tel que Radiohead.
I Know A Garden
Pour ce concert, présenté selon la formule Apéro-Perfo proposée au Cabaret BMO, l’auteur-compositeur-interprète a présenté quelques pièces tirées de ses précédents albums, mais surtout celles du plus récent et titré I Know A Garden.
Au cours du spectacle pour lequel il est accompagné de quatre musiciens, c’est son bassiste Collins qui s’est permis d’apporter la touche commentaires en français, dans ce spectacle empreint de zénitude. Il a raconté quelques anecdotes du récent voyage en Inde d’Edwin qu’il accompagnait dans ses périples campagnards en vue de l’enregistrement de chansons et du tournage de quelques clips. Sympathique.
À la sortie du spectacle d’Edwin Raphaël, tous les spectateurs étaient unanimes et emballés par l’artiste et la qualité du spectacle qu’il venait d’offrir. Restera-t-il au Québec ? On l’espère. Parce que nous, on est prêt à l’adopter.

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