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Golden Groulx : six courts métrages liés par un meurtre

Photo: Courtoisie Reda Madani La relève du cinéma local frappe fort

Plus de 500 spectateurs pour le Golden Groulx

Golden Groulx : six courts métrages liés par un meurtre

Publié le 28/05/2026

Les passionnés de court métrage avaient rendez-vous au Collège Lionel-Groulx, le 20 mai dernier, en vue d’assister à l’enquête du meurtre de l’enseignant Éric Montpetit.

Voilà le fil conducteur choisi par les étudiants qui présentaient dans l’enceinte de l’auditorium leurs courts métrages de fiction à l’occasion de la soirée de projection Golden Groulx.

C’était la 11e édition organisée pour présenter le travail de fin d’année de la cohorte de finissants en Arts, lettres et communication, option Médias du CLG. Sous la direction de leurs enseignants de cinéma, Pascal Gemme et les étudiants ont présenté six courts métrages de fiction.

Dans l’attente des spectateurs, les organisateurs étaient fébriles.

« C’est la 11e édition présentée sous le nom de Golden Groulx, mais ça fait 19 ans qu’on a des projections de ce genre-là », précise l’enseignant Pascal Gemme.

« Et les films sont vraiment bons, signale au passage l’étudiante Jessica Claveau. Chaque année, ça s’améliore. Ce sont les commentaires qui ressortent. »

Quatre participants du festival Golden Groulx posant dans le hall du Collège Lionel-Groulx, deux portant un badge de détective
Photo Reine Côté – Kim Constantino, Pascal Gemme, Jessica Claveau et Olivier Granger, de l’organisation de Golden Groulx, avaient hâte de recevoir les spectateurs pour cette soirée de courts métrages.

Défis des organisateurs

Au départ, nul thème précis n’avait été imposé aux cinéastes amateurs. Il relevait donc des organisateurs de tisser le fil conducteur entre les productions présentées. Ce sont ainsi les responsables de la soirée en collaboration avec l’équipe d’animation qui étaient chargés d’organiser le déroulement en suivant la thématique du meurtre.

« C’est vraiment une enquête de meurtre – un faux meurtre évidemment – d’un enseignant du collège. Il y a une histoire à travers laquelle on met les courts métrages. Puis tous les courts métrages ont un rapport dans notre histoire », expliquait avant le début de la soirée Kim Constantino, elle-même finissante dans cette cohorte.

Avec sa camarade de classe Jessica Claveau, elles avaient plutôt choisi de se tourner vers l’organisation de ce petit festival d’une soirée, qui s’adresse aux finissants de leur cohorte, sous la supervision de leurs enseignants. Un mandat non moins facile puisqu’elles devaient voir à tout : planification de la soirée dans tous ses détails : budget, animation, communications diverses incluant la publicisation et la promotion de l’événement. Une expérience en soi.

Popularité grandissante

Or, l’événement s’est fait connaître au fil des ans, de sorte que l’on observe un certain engouement qui se comptabilise désormais à plus de 500 visiteurs en cette soirée printanière de fin de session.

Un public qu’il a fallu conquérir, mais qui se fait de plus en plus exigeant et apprécie par conséquent la qualité de ce qui est présenté dans le cadre du Golden Groulx. « C’est une construction qui s’est faite lentement, beaucoup par le bouche-à-oreille », souligne le professeur Gemme.

Le clou de l’événement ? Le court métrage désigné pour participer au Festival du Nouveau Cinéma qui se tiendra à Montréal à l’automne 2026. Les représentants du festival étaient sur place ce soir-là pour déterminer le/la jeune cinéaste retenu.e. Leur choix s’est porté sur le court métrage Read the room de la réalisatrice Mya Groleau.