La pièce raconte les déboires d’une famille québécoise à la tête d’une multinationale qui fabrique pratiquement tout de façon écologique. Lorsqu’une de ses usines tombe sous le contrôle d’un dictateur à l’étranger, l’entreprise et le ministre québécois du Commerce doivent intervenir.
Sur cette trame plutôt sérieuse se greffe évidemment le délire de Pérusse : jeux de mots tordus, portes qui claquent, personnages improbables, bruitages et dérapages en tout genre.
Mis en scène par Hugo Bélanger, le spectacle réunit Ève Landry, Martin Héroux, Erich Preach, Marie-Ève Trudel, David-Alexandre Després et Philippe Racine. Pérusse n’est pas lui-même sur les planches, mais prête notamment sa voix à un personnage qui, lui, n’est pas humain.
Le délire demeure accessible aux néophytes, mais les initiés profitent d’une deuxième couche de plaisir. Personnages, situations et allusions aux Albums du peuple s’ajoutent aux nouveaux gags, déclenchant parfois les rires avant même la fin d’une réplique.
Lors de la première médiatique, l’expérience débordait jusque dans le hall : des « bicycles jaunes » accueillaient les spectateurs et le bar servait un « Sex-conseil on the beach ». Présent pour l’occasion, Pérusse s’est montré ému de voir prendre vie collectivement un univers qu’il a longtemps créé seul en studio.
Boulevard Pérusse demeure à l’affiche à Sainte-Thérèse jusqu’au 22 août avant de prendre la route du Québec.

MOTS-CLÉS
Sainte-Thérèse
Théâtre Lionel-Groulx
François Pérusse
Boulevard Pérusse