Elle a décidé de réinstaller une partie de ses œuvres sur les murs de la Maison du citoyen de Boisbriand, 18 mois après la dernière exposition qu’elle y a tenue. Le monde aquatique qu’elle présente sera exposé jusqu’au 13 octobre sous le titre Le vivant au cœur de tout.
Vendredi soir dernier, l’artiste peintre inaugurait sa toute nouvelle exposition en présence d’invités, dans une ambiance agrémentée des notes envoûtantes du violoniste moldave Sergei Trofanov. Ingénieuse idée, toute cohérente : une musique bien vivante pour un art vivant.
L’exposition que l’artiste boisbriannaise propose cette fois met en vedette le monde animal qui se trouve principalement dans la mer : phoques, oursins, baleines et poissons.
« Du souffle d’une baleine à la présence silencieuse d’un oursin, du regard d’un phoque à l’univers discret des puces de sable, chaque toile devient une rencontre. Guidé par des figures emblématiques comme Einstein et Dalí, qui agissent ici comme des passeurs entre science, imagination et perception, le parcours propose un dialogue entre différentes façons de comprendre et de ressentir le monde vivant », explique-t-elle sur sa page Facebook.
Le Julienisme
Mme Julien travaille à partir d’une approche artistique personnelle développée autour du monde vivant qu’elle présente comme un courant, un mouvement souhaitant sensibiliser la population au rôle de toute forme de vie.
Le Julienisme qu’elle promeut s’inscrit dans la continuité du biocentrisme, dit-elle. « Le Julienisme ouvre la porte à une vision renouvelée, essentielle et nécessaire du monde. Plus qu’une démarche isolée, ce mouvement artistique et philosophique s’offre comme une invitation chorégraphiée par le vivant pour replacer le vivant au cœur de la perception humaine. Dans cette vision, la création picturale devient une passerelle vibrante pour ressentir notre appartenance intime à ce grand tout », expliquait l’artiste devant les invités présents au vernissage.
Plus explicitement : « Le Julienisme ne cherche pas à expliquer le vivant, mais à en faire l’expérience et à s’émerveiller. Il propose un déplacement du regard : sortir d’une vision centrée sur l’humain pour reconnaître les liens subtils qui unissent toutes les formes de vie. Dans cette perspective, aucune présence n’est secondaire. Chaque être, qu’il soit immense ou minuscule, visible ou discret, participe à la richesse et à l’équilibre du vivant », précise-t-elle.
Réflexion sur l’espèce animale
À travers cette exposition, Linda Julien espère que les visiteurs poseront un nouveau regard et réfléchiront avec sensibilité au rôle de l’espèce animale.
Mais attention, prévient-elle. Il ne s’agit pas d’une approche pédagogique. Son approche julieniste suggère plutôt de faire l’expérience et de s’émerveiller des liens unissant toutes les formes de vie.
Comme elle l’exprime : « Le vivant n’est pas autour de nous. Nous faisons partie de lui. »
Et pour rendre la visite de l’exposition encore plus intrigante, Mme Julien recommande aux visiteurs d’apporter leur lampe de poche UV afin de décrypter les mystères entourant ses œuvres, où se rencontrent humains, animaux et formes de vie souvent invisibles ou méconnues. L’exposition figure d’ailleurs sur la liste des activités des Journées de la culture de Boisbriand, à la fin septembre.

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