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L’École de l’être – De la nécessité de se réapproprier son humanité

Photo Courtoisie L’École de l’être – Les karatékas de L’École de l’être ont présenté le 14 juin dernier leur spectacle intitulé Toutes voiles dehors.

L’École de l’être – De la nécessité de se réapproprier son humanité

Publié le 04/09/2026

L’École de l’être poursuit sa mission humaniste avec son projet de Maison de la persévérance, présentée par l’organisme comme un lieu visionnaire, avant-gardiste, porteur de sens et inclusif, qui réunira sous un même toit le Centre de prévention du décrochage scolaire Oméga, Panda Thérèse-de-Blainville et L’École de l’être.

Chaque année, L’École de l’être organise différentes activités intergénérationnelles visant notamment à amasser des fonds pour ce projet. L’organisme souhaite également sensibiliser à une meilleure connaissance de soi, à l’altruisme et à la bienveillance en vue de favoriser l’entraide et la coopération au sein de la communauté.

« Pour L’École de l’être et les karatékas de L’École martiale, il est clair qu’il faut à tout prix passer à l’action si nous voulons que demain soit un jour meilleur! », assure la direction de l’organisme.

De plus en plus connue, L’École de l’être, qui découle de l’école martiale, encourage la solidarité communautaire en proposant des activités de rassemblement intergénérationnelles et multidisciplinaires (karaté-do traditionnel, journal créatif, yoga, bistrot santé éducatif, philosophie, psychologie), de connaissance de soi et du monde, de mieux-être global, d’éducation à la vie, de recherche de sens et de ressourcement quotidien.

Lucidité et espoir

Depuis sa création, L’École martiale de Blainville présente annuellement un spectacle à grand déploiement composé d’une œuvre solidaire inédite mettant en vedette plusieurs karatékas. Chaque œuvre est imaginée et écrite par Sensei Marie-Lou Crête, qui fusionne arts martiaux, art dramatique, musique et arts numériques et est portée par des karatékas de tous les âges, dont le jeu théâtral est dirigé par le comédien Charles Alexandre Quesnel, lui-même membre de L’École de l’être.

Les karatékas de L’École de l’être de Blainville ont d’ailleurs livré un grand spectacle à la salle Claude-Potvin de Sainte-Rose le 14 juin dernier, dans lequel ils ont proposé une rétrospective de leurs vingt années d’existence, sous le titre Toutes voiles dehors.

En plusieurs tableaux chorégraphiés, composés de mouvements de karaté et de Qi Gong, les karatékas y ont exprimé leur désarroi, leur révolte, face à ce qu’ils perçoivent comme la déshumanisation actuelle dans tous les coins de la planète. Tout y passe : les murs qui s’érigent entre humains, l’image d’une société hyperconnectée devenue zombie, le désintérêt des uns du sort des autres, la décrépitude urbaine, etc.

Se responsabiliser

Or au-delà de ce regard dur mais empreint de lucidité, les karatékas expriment un message clair pour ce qu’ils considèrent comme une façon de renverser la déroute actuelle et d’assurer l’avenir de l’humanité, celui de la responsabilisation individuelle et sociale.

Voilà le message : « Tirer leçon de l’adversité, transcender la souffrance, comprendre qu’elle peut devenir une alliée par le changement de perception, par ce qu’elle permet de devenir, changer nos blessures en trésors, couler de l’or dans nos cicatrices. Faire du temps notre allié, ne pas faire fi de nos limites temporelles désormais, non plus seulement à échelle individuelle, mais bien à celle de l’humanité, utiliser la conscience de l’urgence (notre mort imminente) à bon escient comme moteur d’action et de changements. Tenir compte de la sagesse universelle, d’ici et d’ailleurs, des enseignements des sages du passé, présent et futur, s’en imprégner et agir en cohérence avec leur guidance. »

Mais surtout : « Rallier l’humanité avec la force de l’amour. »

En plus de son spectacle annuel, une panoplie d’activités est proposée cet automne par L’École de l’être, comme l’indique l’organisme sur son site Web.