Depuis sa création, l’ensemble classique évolue sous la direction musicale de Pierre-Luc Gauthier. Ce concert n’a pas fait exception puisque ce dernier avait élaboré un programme composé de pièces accessibles, pouvant plaire à tous.
Sous la direction du chef d’orchestre, les musiciens ont interprété une série d’œuvres classiques en laissant entrer les spectateurs dans une Europe marquée de compositeurs y ayant laissé leur empreinte musicale éternelle, même parmi les plus contemporains.
Petit tour d’Europe
C’est justement avec une pièce contemporaine que la soirée a débuté, celle de l’Irlandais Ronan Hardiman : The Lord of the Dance. Impossible de s’y tromper, on y décèle des notes bien associées à la culture musicale de l’Irlande dont bon nombre de Québécois en portent une trace génétique.
L’Allemagne a ensuite été à l’honneur avec le Troisième mouvement du deuxième concerto pour clarinette de Carl Maria von Weber. Le solo a été interprété par Jacob Thibault, première clarinette de l’orchestre.
Puis un déplacement en Italie en compagnie de Joël Couture et son hautbois qui a réarrangé avec une version plus modernisée pour saxophone alto et orchestre le Concerto pour hautbois de Alessandro Marcello, pièce du 18e siècle.
Dernière œuvre présentée pour cette première partie de spectacle, une pièce que tous auront reconnue, celle de l’Ukrainien Serge Prokofiev tirée du populaire ballet Roméo & Juliette : La danse des chevaliers.

Le Craoch Chrom
En seconde partie de la soirée, les organisateurs avaient concocté une surprise à leur auditoire avec la présentation d’une belle histoire racontée par le conteur Michel Faubert, « Le Craoch Chrom » en version symphonique que l’on a d’ailleurs introduite comme première mondiale, rien de moins.
C’est que ce conte fantastique alliait musique symphonique et narration portée sur une tranche d’histoire des Québécois d’origine écossaise ayant peuplé la région du Suroît de la partie ouest de Montréal. Écrit par Michel Faubert, le texte a été accompagné pendant sa lecture d’une musique composée par Jacinthe Brassard, qu’elle a adaptée pour l’OSBL, s’étant laissée inspirer par l’arbre du conte.
« Laissez-nous vous faire découvrir nos racines symphoniques qui sont à la base de l’arbre de l’orchestre et de ses feuilles de musique qui, poussées par le souffle de nos vents, viennent faire vibrer nos cordes et faire résonner nos percussions », avait prévenu le chef d’orchestre.
Un beau moment d’histoire, qui a captivé le public, particulièrement attentif et silencieux tout au long de ce magnifique et trop court concert classique. On en prendrait davantage.

MOTS-CLÉS
musique
Rosemère
Orchestre symphonique des Basses-Laurentides