Une équipe de cinq comédiens, complétée du metteur en scène Antoine Jean et de techniciens s’active depuis plus de 15 jours entre les murs du Centre de création administré par la troupe du Petit théâtre du nord pour mener à bien ce projet qui relève du théâtre expérimental. On pense entre autres à Charlie-Maud Rouer, Élodie Bégin, Alexandre Bergeron, Jimmy Jean, Laurence Laprise, Abby Beauséjour, Pierre Tripard et Mickaël Dubé.
Le hasard et ses mystères
Rappelons-nous Twin Peaks ou encore Fargo. Le collectif d’artistes Les objets dans le miroir s’en est quelque peu inspiré puisque l’élément déclencheur tourne autour d’une météorite qui tombe sur la petite municipalité banlieusarde de Rock Forest. Enfin, peut-être bien ou pas du tout. N’empêche que sa présence inattendue et soudaine semble provoquer d’étranges phénomènes dans le quartier.
« C’est une pièce qui parle de notre rapport au hasard, lorsque tellement de choses intenses et bizarres se passent dans notre vie. Tellement que ça doit être arrangé avec le gars des vues. C’est un peu ça la thèse du show », explique le metteur en scène, lors d’un court intermède en marge des répétitions.
En fait, la pièce complète écrite par Mickaël Dubé sera constituée d’au moins sept tableaux. Chacun de ces tableaux raconte une histoire particulière. Pour la première représentation, celle présentée le 24 avril, on se limitera à quatre tableaux.
Hasard et absurdité
Il faut dire que l’équipe s’est lancée dans toute une aventure. Pour rendre le spectacle encore plus vivant, on a fait appel à la technologie, notamment avec la « vidéo live », question de faire glisser le spectateur dans l’intériorité du personnage. Et c’est sans doute ce qui constitue le gros défi de la production : faire arrimer son, lumière, vidéo, ensemble et en même temps, confirme le metteur en scène Antoine Jean.
Dans chacun des tableaux, on y découvre des personnages aux prises avec un certain mal-être et qui retrouveront, curieusement, une certaine liberté où intervient le hasard.
Rien ne sert d’en savoir davantage lorsqu’il est question d’étrangeté, de l’intervention du hasard pour ne pas dire de coïncidences.
« Il y a quelque chose qui va basculer dans l’étrange et dans l’absurde. Ce sont toutes des personnes qui ne sont pas bien avec eux-mêmes. Puis, par la force du hasard, ils retrouvent une certaine force, un certain courage d’agir. Ils reprennent le contrôle de leur vie. Chaque situation les place face à eux-mêmes », indique Antoine Jean.
C’est alors que l’humour s’insère dans le récit, apportant une situation tellement absurde que les personnages se voient forcés d’agir.
Le metteur en scène laisse même entendre qu’il serait question de plusieurs disparitions. Rien de moins.

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