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Un automne complètement fou pour Marcel Leboeuf

Photo : Courtoisie

La cage aux folles sera présentée le 31 octobre au Théâtre Lionel-Groulx, et Ladies
Night, le 12 novembre au Zénith, à Saint-Eustache, et le 18 décembre, au Théâtre Gilles-Vigneault, à Saint-Jérôme et le 2 janvier 2027,
au Théâtre Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse.

Un automne complètement fou pour Marcel Leboeuf

Publié le 21/10/2026

À l'approche de ses 50 ans de carrière, le comédien Marcel Leboeuf est encore bien actif sur les planches, se garde en pleine forme et affiche un enthousiasme inaltérable.

Il joue dans deux pièces de théâtre avec la même énergie et parcourra sous peu le Québec en alternant les deux tournées. Qui dit mieux?

En fait, la vraie question est plutôt : qui s’en surprendra lorsque l’on connaît le dynamisme de ce comédien qui ne semble pas vieillir? S’il a campé quelques rôles un tantinet dramatiques, Marcel Leboeuf s’est, la plupart du temps, glissé dans la peau de personnages hauts en couleur, dans le registre comique.

Cet automne, on le retrouve ainsi dans La Cage aux folles et dans Ladies Night, où il défendra deux rôles forts. En septembre, il s’est même retrouvé à jouer ses deux rôles une semaine après l’autre. « Ce sont deux rôles à l’opposé, alors je m’amuse énormément », lance fièrement le comédien, en ajoutant avoir joué quatre rôles différents sur les planches, rien qu’en 2026.

« Quand j’embarque dans un personnage, c’est comme une traque de chemin de fer. Donc, c’est impossible de me mélanger. Puis avec les années, ma mémoire s’est développée. J’ai beaucoup plus de mémoire que j’en avais à 30 ans », dit-il, en ajoutant que le fait d’avoir joué 800 demi-heures dans la quotidienne Virginie (de 2002 à 2010) a aiguisé sa capacité à mémoriser un rôle et ses répliques.

On le croit. Il parvient même à faire un entretien téléphonique fort animé à propos des deux productions théâtrales alors qu’il est sur la route.

Une pièce complètement folle

Dans la version québécoise complètement revue par Joël Legendre de La Cage aux folles, on le découvrira dans le personnage de Georges, propriétaire de la Cage aux folles et père d’un garçon sur le point de se marier, présenté dans sa version filmée sous le nom de Rénato.

Selon ce qu’il en dit, la version 2026 de La Cage aux folles a été mise au goût du jour et est bien différente des autres versions présentées antérieurement au Québec, avec « un coup de génie de Joël Legendre », annonce le comédien.

C’est qu’avant que ne débute la pièce, on présente un numéro spécial rythmé, mettant en scène des drag queens, question de mettre les spectateurs dans l’ambiance. Vingt minutes musicales pour leur donner l’impression qu’ils assistent à un spectacle de drag queens.

Le comédien affirme que les gros clichés ont été revus, à commencer par la présence du serveur, noir à l’origine. Puis, on aborde la pièce sous l’angle de l’ouverture… et de la non-ouverture d’esprit. « C’est l’amour entre les hétérosexuels, les homosexuels et des gens d’âge différents; il y a des jeunes, un vieux qui est moi et il y a là l’éventail complet de la société », assure-t-il.

Et un éventail de situations bien actuelles. On y verra le futur beau-père du fils de Georges comme aspirant politique dont l’image d’homme rangé sera compromise après avoir été surpris et photographié dans un bar de drag queens.

Mais au-delà d’une version revisitée du célèbre film de 1978, La Cage aux folles demeure un divertissement et prône l’acceptation, promet Marcel Leboeuf, emballé par la proposition théâtrale de Joël Legendre.

Ladies Night

Bien qu’abordant un tout autre registre, Ladies Night s’annonce tout aussi divertissant. C’est que l’on promet des personnages aux poses osées, si l’on peut le dire ainsi.

Pour la petite anecdote, lors de la soirée de lancement d’Odyscène en septembre, il avait raconté son échange avec un journaliste qui lui avait demandé ce que ça lui faisait de se retrouver nu sur scène passé 70 ans. Il lui avait répondu : « C’est frette ».

De son propre aveu, il se retrouve l’aîné des comédiens sur ces deux scènes théâtrales. « Jamais je ne pensais que je vivrais ça un jour d’être le plus vieux sur les shows, mais ça me garde en forme, avec le monde et tout. C’est mon entraînement », confie Marcel Leboeuf.

La cage aux folles sera présentée le 31 octobre au Théâtre Lionel-Groulx, et Ladies Night, le 12 novembre au Zénith, à Saint-Eustache, et le 18 décembre, au Théâtre Gilles-Vigneault, à Saint-Jérôme et le 2 janvier 2027, au Théâtre Lionel-Groulx, à Sainte-Thérèse.