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Un symposium d’art qui n’en finit plus d’émerveiller les yeux

Photo Reine Côté – L’artiste Manou a développé une technique particulière pour peindre des mandalas.

Un symposium d’art qui n’en finit plus d’émerveiller les yeux

Publié le 17/04/2026

Les 11 et 12 avril se sont déroulés tout en couleurs et en créativité au Centre Jean-Guy-Cardinal, grâce aux 64 artistes peintres qui s’y étaient rassemblés à l’occasion du 39e symposium de Sainte-Anne-des-Plaines.

L’événement annuel est un rendez-vous incontournable pour quiconque apprécie l’art pictural, où le talent foisonne et réunit une panoplie de styles qui méritent d’être découverts.

Artistes à découvrir

C’est en prenant sa retraite que la citoyenne de Joliette, Myreille Gagné s’est enfin décidée à explorer son talent pictural, qui ne demandait pourtant qu’à se laisser admirer, tant la beauté ressort de ses œuvres. Depuis 2018, elle peint la transparence sur acrylique. Mais ce n’est véritablement qu’en 2023 qu’elle a commencé à exposer ses œuvres, au final fort jolies.

Pour le symposium, elle a ajouté à sa série un ensemble de quatre tableaux où elle reproduit des objets translucides en rose et en rouge sur fond bleu, magnifiant ces écrins de lumière, comme elle les appelle, où la transparence se combine au mouvement, permettant à « la lumière de traverser la matière ».

Un peu plus loin, Manou attend les curieux — et elle a bien raison. Ses œuvres reproduisant des mandalas suscitent la curiosité. L’artiste de Sainte-Anne-des-Plaines présente des créations qui exigent une précision et une application sans faille. Celle de grand format a demandé l’équivalent de sept jours de travail, du matin au soir.

Elle commence par un point central, puis élargit le premier cercle par un second, puis un autre, toujours plus grand. Un travail d’une extrême précision, puisqu’elle doit aussi attendre que certains points sèchent pour leur ajouter un motif complémentaire. Des toiles soignées, dont la signature est bonifiée d’un trèfle à quatre feuilles, qu’elle déniche un peu partout.

On y vient et revient

Certains artistes reviennent au symposium d’une année à l’autre. D’autres l’ajoutent à leurs multiples expositions, comme l’artiste Nicole Proulx, bien connue dans la région.

Au fil des ans et des décennies, les styles figuratifs et paysagers se sont vus bonifiés par l’art abstrait, et parfois même inusité, difficile à rattacher à une influence précise. C’est le cas de Latourelle, qui peint des tableaux suggestifs porteurs de messages ciblés.

« Moi, je peins l’émotion. Quand je peins, j’entre dans un autre univers. Je suis sensible à ce que les gens vivent. Si vous me parlez de quelque chose qui vous est arrivé dans votre vie, ça m’amène à quelque chose que j’essaie de transmettre dans la toile. Puis à travers ces toiles-là, j’écris. Donc chaque toile est accompagnée d’un texte plus profond », explique l’artiste, qui réalise aussi des œuvres personnalisées sur commande.

Jeune artiste posant devant son dessin encadré représentant un visage lors d'un symposium d'arts en intérieur
Photo Reine Côté – Juliette Thomas, une jeune dessinatrice de 14 ans, prenait part à sa première exposition.

Jeunes et déjà exposantes

Parmi les artistes présentes, deux adolescentes se sont démarquées, en début de parcours.

Ainsi, Juliette St-Jean, 14 ans, de Sainte-Agathe, présente sa première exposition de dessins au crayon de plomb, qui témoignent d’un talent et d’une maîtrise hors du commun. Et ce, sans formation académique, mais en développant ses compétences grâce à des vidéos visionnées ici et là.

Elle dessine depuis l’âge de huit ans, mais s’y consacre sérieusement depuis environ un an. Ses œuvres laissent entrevoir une réflexion peu commune pour son âge, comme l’un de ses dessins illustrant « la sagesse ».

Un peu plus loin, Maëva Thomas, 15 ans, présente ses photographies. Il s’agit de sa troisième exposition, et son talent laisse présager que ce ne sera pas la dernière. Ses tableaux illustrent notamment sa passion pour les animaux, dont le cheval. « J’aime photographier des animaux, car ils m’entourent », explique la jeune fille de Sainte-Anne-des-Plaines.

Des prix

Encore cette année, le symposium a fait une large place à la créativité des plus jeunes. Pas moins de 385 élèves de 4 à 17 ans, issus de différentes écoles, ont pris part à l’événement culturel en exposant l’une de leurs œuvres picturales.

Fidèle à son habitude, un jury composé de professionnels a remis des prix aux artistes s’étant démarqués. La toile Mirage de Nathalie Godard a remporté le premier prix, Harlequin’s Eye III de Léa Phénix le deuxième, tandis que Le cirque est en ville de Véronique Mauroux s’est classée troisième.

Les mentions d’honneur ont été attribuées à Alexandra Wozniak, Yves Doré et Jean Vachon. Chez les jeunes, Matias L. Rodriguez s’est distingué avec La jolie ville, tout comme Félix Dufour avec Ruisseau des Plaines.