C’est du moins ce qu’elle a laissé entendre dans une allocution adressée aux membres de la Chambre de commerce et d’industrie de Thérèse-De Blainville lors du dîner annuel de la mairie de Rosemère. Elle a d’ailleurs laissé savoir que son administration renouvelait son partenariat avec la CCITB et l’aile Rosemère pour l’année 2026, incluant la campagne d’achat local qui générera des bénéfices pour les entreprises locales participantes.
Mme Pitre s’est ensuite attardée sur les objectifs de son administration qui relèvent d’une planification stratégique pour les années 2024 à 2030.
Sur la liste des principaux objectifs visés par son administration, il est question de devenir un employeur de référence, de moderniser les infrastructures, d’adapter le territoire aux importants changements qui s’en viennent et d’agir face aux enjeux climatiques et de diversité, d’optimiser les services municipaux, d’assurer une gestion financière saine de la Ville et enfin, d’accroître l’engagement communautaire.
L’administration municipale veut notamment mettre en œuvre sa politique MADA et refondre le site web de la Ville de Rosemère.
« Tout ce qu’on a fait à travers la planification budgétaire a pour objectif de répondre à ces objectifs », a souligné Mme Pitre.

La mairesse de Rosemère Marie-Elaine Pitre, entourée de l’ensemble des conseillers municipaux Stéphanie Nantel, Elmer Van der Vlugt, Sébastien Jacquet et Marie-Hélène Fortin.
Celle-ci a indiqué que les rôles d’évaluation déposés au cours des dernières années, dont celui pour l’année 2025-2026, ont impacté le transfert fiscal sur les petits commerçants et, par la suite, sur les résidents de Rosemère. « Ça a été un très gros enjeu de ces dernières années », a indiqué Mme Pitre.
Enjeux budgétaires
Évidemment, la gouvernance municipale fera face à d’importants enjeux budgétaires au cours de l’année 2026. La Ville de Rosemère doit notamment négocier la nouvelle convention collective de ses employés. L’administration Pitre devra aussi jongler avec la mise en œuvre des projets porteurs inscrits dans sa planification stratégique, les besoins en infrastructures à financer malgré l’inéquation des subventions disponibles à cette fin, ainsi qu’avec la hausse des quotes-parts de certains services. La quote-part destinée à l’ARTM – pour le transport collectif – a notamment été révisée à la hausse.
Parmi les projets porteurs, il est question d’adopter un plan de lutte et d’adaptation aux changements climatiques de même qu’un plan de foresterie urbaine. « On le sait, la Ville a été touchée dans les dernières années, entre autres, par les inondations qui découlent directement des changements climatiques », note la mairesse de Rosemère.
Celle-ci affirme que les décisions seront prises de façon « naturellement responsable » sous sa gouvernance en vue d’assurer une saine gestion financière.
Pour ce faire, Mme Pitre compte sur quelques mesures bien précises : un budget annuel de 100 000 $ destiné au fonds de résilience aux changements climatiques, le plan d’immobilisations adopté en juillet dernier, le transfert fiscal « limité grâce à la stratégie fiscale mise à jour par la Ville », l’utilisation des fonds et réserves financières en vue de stabiliser les dépenses, la stabilisation de l’endettement grâce à la taxe infrastructure. La Ville veut aussi encourager les comportements écologiques responsables avec une tarification variable à cet effet.
Lors du dépôt du budget prévu pour l’année 2026, l’administration Pitre avait annoncé un budget d’opération de l’ordre de 43 567 000 $.
Programme particulier d’urbanisme
Afin de consolider et d’adapter le territoire aux changements à venir, la Ville entend adopter des règlements de concordance au PPU du pôle régional.
Le PPU identifie le secteur au bout de Place Rosemère à sa partie Ouest, à proximité du Canadian Tire, du Rona et du Village des Valeurs comme espace stratégique de redéveloppement.
« C’est un endroit qui est visé pour devenir quelque chose de plus intéressant. La Ville a décidé de travailler sur ce projet-là. Le but est d’intégrer de l’habitation à même la Place Rosemère pour pouvoir redynamiser le secteur et, en même temps, ça va nous permettre de reverdir notre plus grosse source de chaleur », a souligné Mme Pitre.
D’importantes étapes sont à venir au cours de l’année 2026 avec le PPU. On poursuivra l’élaboration de règlements de concordance entamés l’automne dernier, dont l’adoption est prévue ce printemps. D’ici l’été, la Ville tiendra une consultation publique sur les projets de règlements d’urbanisme de concordance, qui sera suivie de leur adoption au cours des mois suivants.

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