L’usine manufacturière blainvilloise se spécialise depuis sa création dans la fabrication de grilles et paillassons gratte-pieds de planchers d’entrée commerciaux. Au fil du temps, on y a développé la conception de trappes d’accès au toit.
C’est en 1946 que voit le jour cette entreprise sur l’île de Montréal, dans le secteur d’Anjou, avant de s’installer à Rivière-des-Prairies.
D’abord propriété d’Anjou Steel, qui fera connaître l’entreprise comme manufacture de grilles de ventilation, les bâtiments commerciaux étant majoritairement chauffés à l’aide de poêles à bois, en cette époque d’après-guerre. Un type de grille qui sera délaissé avec l’arrivée des nouvelles technologies de chauffage.
Arrivée de la famille Lazure
En 1981, près de 40 ans plus tard, André Lazure en fait l’acquisition, bien décidé à développer sa nouvelle entreprise selon des normes de haute qualité afin d’en faire un modèle de référence sur le marché industriel.
Avec sa toute nouvelle culture d’entreprise, où la collaboration et l’innovation s’y distinguent, M. Lazure apporte une identité bien distincte à Grillage Bolar. C’est d’ailleurs sous sa gouverne que Grillage Bolar transporte ses pénates à Blainville, où vit toute sa famille.
Avec André Lazure à la tête de Grillage Bolar, la manufacture prend un nouvel envol. Désormais, une vingtaine d’employés conçoivent des grilles gratte-pieds commerciales, un produit encore peu développé au Québec, ce qui lui permettra de diversifier son marché.

Mère et fils
En 2005, sa fille Karine prend la tête de l’entreprise. Elle la dirigera jusqu’en 2021, puis en cédera les rênes à son fils Dylan Beauséjour, doté d’une fibre entrepreneuriale incontestable malgré sa jeune vingtaine. Son défi à lui sera d’adapter l’usinage des produits aux nouvelles technologies disponibles dans un but d’efficacité et d’abaissement des coûts.
Si pérenniser l’entreprise a longtemps été le principal défi de sa mère et de son grand-père, le défi qui l’attend au tournant se situe dans une réalité géopolitique autrement plus complexe avec l’imposition des tarifs douaniers à sa clientèle américaine.
« Parce que plus on est cher, plus le tarif est important. Ça fait 40 ans qu’on fait affaire avec nos clients aux États-Unis. On veut continuer de développer aux États-Unis car c’est quand même important chez nous et ça fait partie de notre histoire », indiquait M. Beauséjour, lors de la récente visite de la députée fédérale Madeleine Chenette à l’entreprise.
Pérenniser l’entreprise
Mais bien entendu, le directeur général Beauséjour espère bien faire durer l’entreprise familiale encore longtemps. Et il a une assez bonne idée des ingrédients nécessaires à cette fin. C’est l’avantage d’être la troisième génération à la tête de l’entreprise familiale.
« La longévité passe par l’approche client ainsi que par la quête du renouveau. On est tout le temps dans l’innovation de nouveaux procédés, de nouveaux produits, de nouveaux designs justement pour suivre les tendances actuelles du marché », explique le jeune directeur général de Grillage Bolar.
Il faut dire que de nouveaux produits ont été ajoutés au fil du temps. Désormais, on fabrique des trappes d’accès sur les toits, produit que l’on souhaite développer davantage dans l’avenir.
« On s’en vient avec une gamme assez complète de grilles gratte-pieds, aussi on a décidé de se diversifier. Dans les dernières années, on pousse beaucoup sur les produits de toitures. Et sur la diversification de nos marchés. On est en grosse expansion au Canada », affirme M. Beauséjour, qui mise sur la qualité de ses produits, l’efficacité et la rapidité, des valeurs partagées au fil des trois générations à la tête de Grillage Bolar.

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