C’est Poubelle Premium. L’œuvre de Renaud Lannier qui, à 17 ans, s’est lancé dans le nettoyage, la désinfection et la désodorisation de bacs roulants résidentiels et commerciaux sur la Rive-Nord.
Au départ, Poubelle Premium ne nettoyait que quelques bacs, dans le seul secteur du jeune entrepreneur. Au fil des ans, Renaud Lannier a travaillé à la croissance de son entreprise, passant d’une petite remorque attachée à son vélo électrique à des équipements professionnels et une grande remorque automatisée. L’entreprise dessert désormais plus d’une dizaine de municipalités, dont Blainville, Rosemère, Lorraine, Sainte-Thérèse et Mirabel.
Aujourd’hui, le jeune homme dirige une entreprise qui nettoie des milliers de bacs et compte plus de 800 clients. Elle génère également plus de 160 000 $ de ventes annuelles, selon les données qu’il rapporte.
« Avec un simple vélo électrique, j’ai commencé à nettoyer les bacs de mes premiers clients dans mon secteur. Ce qui était au départ un petit projet étudiant est aujourd’hui devenu une entreprise en forte croissance qui dessert plusieurs municipalités de la région », déclare le jeune entrepreneur.
Entrepreneur dans l’âme
Ce n’est pas un hasard si Renaud Lannier est entrepreneur aujourd’hui. Bien avant la création de Poubelle Premium, il avait déjà la fibre commerciale.
« J’ai toujours eu une passion pour l’entrepreneuriat. Je revendais des souliers de marque, des baskets. J’ai toujours vendu des bonbons. J’ai toujours eu ça en moi », raconte-t-il.
« Aujourd’hui, quand je regarde tout ce que j’ai fait, je comprends mieux qui je suis », souligne-t-il.
M. Lannier a dû concilier son parcours entrepreneurial et ses études, estimant que les connaissances acquises en gestion, en marketing et en entrepreneuriat l’ont aidé à structurer son projet et à faire évoluer une idée lancée à seulement 17 ans vers une PME en pleine croissance.

De l’autofinancement
Poubelle Premium a dépassé les 160 000 $ de ventes cette année, indique le jeune entrepreneur, affirmant avoir jusqu’ici financé lui-même le développement de son entreprise.
« Je suis loin d’avoir imaginé ce que ça m’aurait rapporté aujourd’hui l’entreprise de Poubelle Premium », se réjouit-il.
Économe depuis son adolescence, il explique avoir accumulé son argent avant de le réinvestir progressivement dans son projet. En début de saison seulement, il dit avoir consacré environ 80 000 $ de ses économies à l’entreprise.
« J’ai financé l’entreprise de ma propre poche », souligne-t-il.
Un concept qui répond à un besoin
Poubelle Premium, qui compte cinq employés, nettoie plus de 5 000 bacs par saison, selon Renaud Lannier. Celui-ci précise que l’entreprise reçoit environ 2 400 demandes de soumission en ligne. L’entreprise fait affaire avec des particuliers, des restaurants et une trentaine de garderies sur la Rive-Nord.
L’un des défis de l’entreprise réside dans la logistique, explique l’entrepreneur, précisant que les horaires de collecte varient d’une municipalité et d’un secteur à l’autre. Cela représente un vrai casse-tête, dit-il.
« Il faut être extrêmement organisé et faire preuve de beaucoup de rigueur. Mais on finit par réussir à satisfaire tout le monde et, surtout, à enlever cette corvée des mains de nos clients. »
Renaud Lannier, directeur général de Poubelle Premium
Renaud Lannier affirme que l’entreprise a mis en place un processus visant à respecter les normes environnementales. Les eaux usées sont notamment vidangées dans des installations destinées aux véhicules récréatifs.
« On a été autorisé par les villes de Boisbriand et de Blainville. On se rend sur place, on vidange nos eaux usées », explique Renaud Lannier.
De futurs partenariats et une expansion en vue
Poubelle Premium explore différentes possibilités de partenariats ou de contrats avec des municipalités. L’entrepreneur entend toutefois éviter de faire dépendre la croissance de son entreprise uniquement des contrats municipaux. Selon lui, plusieurs entreprises ayant évolué dans le même secteur ont cessé leurs activités après avoir misé principalement sur ce marché.
« Elles dépendaient d’un seul client pour réussir. Une fois que le contrat municipal était perdu, il ne restait plus rien », explique-t-il.
L’entreprise souhaite également étendre ses activités à de nouvelles municipalités dès l’année prochaine.
« On reçoit énormément de demandes de Repentigny et de Saint-Lin. Ce sont des municipalités qu’on aimerait [ajouter] à notre secteur d’activité », conclut-il.

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