Relancé à la fin août par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, le programme suscite toutefois peu d’intérêt : seulement deux demandes ont été soumises à la MRC.
« Deux demandes sont effectivement en cours d’analyse », confirme, en entrevue, Steve Mitchell, coordonnateur au développement économique et entrepreneuriat, qui invite les entrepreneurs à s’informer pour vérifier si ce programme peut les aider à traverser cette période difficile, comme cela avait été le cas lors de la pandémie de la COVID-19.
À l’époque, rappelle M. Mitchell, ce même programme d’aide d’urgence avait été déployé au printemps 2020 afin de soutenir les commerces touchés par les fermetures obligatoires par décret gouvernemental, principalement des bars, restaurants, gyms et salles de spectacle.
En tout, 223 prêts totalisant 12,7 M$ avaient été consentis sur le territoire de la MRC de Thérèse-De Blainville. De cette somme, 9,58 M$ avaient été « pardonnés », c’est-à-dire qu’ils n’avaient pas eu à être remboursés par les commerces bénéficiaires. Cela avait permis à bon nombre d’entre eux de traverser la pandémie sans trop de dommages.
Relance du programme
Six ans plus tard, le programme reprend du service. « Le but, c’est de faire en sorte que les entreprises préservent leurs liquidités pendant cette période d’incertitude, d’être capable de payer leurs employés, leurs fournisseurs, de procéder à leurs paiements », explique Steve Mitchell.
Pour être admissible, une entreprise doit démontrer qu’elle est touchée par les tarifs douaniers américains imposés par le président américain Donald Trump, sans nécessairement exporter. Elle doit aussi avoir généré un chiffre d’affaires d’au moins 200 000 $ et d’au plus 2 M$ lors du dernier exercice financier terminé. Les entreprises dépassant ce plafond doivent s’adresser à Investissement Québec.
Le prêt du PAUPME est remboursable sur cinq ans. Il prévoit un moratoire d’un an sur les intérêts, puis un taux de 3,86 % à compter de la deuxième année. Les aides autorisées devront être versées au plus tard le 31 mars 2028.
Des entreprises « très prudentes »
Contrairement à ce que M. Mitchell avait observé pendant la pandémie de la COVID-19, la situation est différente. Les entreprises demeurent « très prudentes », si bien que peu de demandes affluent.
« Les entreprises ne veulent pas s’endetter davantage et préfèrent préserver leurs liquidités. Elles préfèrent attendre d’autres formes d’aide ou utiliser leurs marges de crédit existantes », constate-t-il.
Il les encourage néanmoins à s’informer. Pour faciliter les démarches, la MRC a mandaté Denis Guillemette, récemment retraité de son poste de conseiller en développement économique, pour traiter les demandes.
Pour en savoir davantage sur le Programme d’aide d’urgence aux PME et les autres aides financières, consulter le site de la MRC.

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