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Rosemère adopte sa première politique d’habitation

Photo: Phoeby Laplante – La mairesse de Rosemère, Marie-Elaine Pitre, a présenté la nouvelle politique d’habitation 2026-20246 intitulée Vivre, s’épanouir et rester à Rosemère.

Rosemère adopte sa première politique d’habitation

Publié le 23/07/2026

La politique, intitulée Vivre, s'épanouir et rester à Rosemère, établit notamment des objectifs de création pouvant atteindre 300 logements en résidence pour aînés (RPA) ainsi que 400 logements abordables, dont 200 logements hors marché, répartis sur une période de vingt ans.

Un parc immobilier dominé par la maison unifamiliale

D’après la mairesse de Rosemère, Marie-Elaine Pitre, presque tout le parc immobilier de la ville est composé à 80 % de maisons unifamiliales, dont le prix de vente moyen dépasse 750 000 dollars. Un niveau hors de portée pour une partie de la population, alors que la ville voit également sa population vieillir.

La politique fixe donc des cibles précises d’ici 2046 : 300 logements dans des résidences pour aînés et 400 logements abordables destinés à toutes les générations, dont 200 hors marché, sous forme de logements sociaux, communautaires ou coopératifs.

« On a écouté les gens puis on est prêt à travailler pour eux », affirme la mairesse, qui dit vouloir permettre aux aînés de rester dans leur ville à des coûts abordables.

Une consultation publique en présentiel a spécifiquement été organisée pour les résidents de 55 ans et plus, jugés les plus touchés par l’enjeu du logement, en plus d’une consultation en ligne ouverte à l’ensemble de la population. Au total, près de 500 personnes auraient été rejointes par ces démarches, selon des chiffres donnés de mémoire par la mairesse.

Selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec citées par la Ville, le nombre de ménages composés de personnes âgées de 75 ans et plus passera d’environ 900 à près de 1 300 d’ici 2041.

Miser sur le redéveloppement de sites déjà bâtis

La Ville envisage de transformer le terrain actuellement occupé par le centre communautaire, sur le chemin de la Grande-Côte, en un ensemble résidentiel principalement abordable et multigénérationnel, destiné en priorité aux aînés. La démolition du bâtiment actuel ne pourra survenir avant la construction du nouveau, celui-ci demeurant pleinement utilisé entre-temps.

Le financement des projets résidentiels reposerait essentiellement sur le secteur privé, avec un appui possible de programmes d’aide, dont ceux de la Communauté métropolitaine de Montréal. 

« C’est des gens qui ont bâti notre communauté puis qui veulent rester à Rosemère », dit la mairesse à propos des citoyens aînés, affirmant vouloir répondre à ce souhait par des logements à prix abordable.

Pour rendre ce projet possible, le centre communautaire serait relocalisé au cœur du village, près de la bibliothèque municipale. 

Avec Henriette Sena, Nord Info