Les trois femmes ont été honorées le 8 septembre lors du 32e Master de golf de la Fondation, qui fête ses 40 ans cette année.
Le tournoi a permis d’amasser 100 685,90 $ pour l’achat d’équipements médicaux. Depuis sa création, la Fondation a remis plus de 25 millions de dollars à l’hôpital, son seul bénéficiaire. Cet argent a notamment servi à financer l’imagerie par résonance magnétique, les tomodensitomètres et les soins en oncohématologie et en dialyse. Derrière ces montants, il y a bien sûr des donateurs, mais aussi des bénévoles qui organisent, sollicitent et reviennent année après année.
Rachelle Brunet connaît l’hôpital de Saint-Eustache mieux que bien des gens. Elle y a travaillé pendant 40 ans comme technicienne de laboratoire et y a aussi été soignée. Elle donne du temps à la Fondation depuis une trentaine d’années, d’abord pendant les événements, puis davantage depuis qu’elle est à la retraite.
« Pour moi, c’est une façon de redonner. On aide à financer des équipements sophistiqués pour l’hôpital. C’est une cause qui me tient à cœur », dit-elle.
Elle a déjà été bénévole à différents endroits, mais elle a tout laissé tomber pour la Fondation. « On ne peut pas tout faire partout. J’ai choisi la Fondation et ça reste mon cheval de bataille », explique-t-elle.
Raymonde Bélisle, elle, vient du privé. Elle avait monté sa propre entreprise pétrolière. Quand elle l’a quittée, une amie lui a proposé de devenir bénévole à la Fondation. C’était il y a 35 ans.
« J’aime aider les autres. Je voulais aider la communauté et ramasser des fonds pour les gens qui se font soigner à l’hôpital », raconte-t-elle.
Le changement de décor a été total. « C’est totalement différent, il n’y a aucune comparaison possible. J’aime ce que je fais et j’aime les gens avec qui je travaille. C’est ce qui fait mon bonheur. »
Elle a perdu des proches qui ont pu vivre un peu plus longtemps grâce à des appareils achetés par la Fondation. C’est ce qui l’a le plus marquée, avec la construction du bâtiment pour l’oncologie et la dialyse, aujourd’hui le Centre de santé Desjardins.
Le centre de dialyse ambulatoire y a ouvert en 2015. Le Centre de cancérologie Alain-Germain a suivi en 2017, un projet auquel la Fondation a consacré 3,5 millions de dollars.
Du côté de Rachelle Brunet, ce sont les dévoilements de chèques qui la touchent chaque fois. « Ça représente beaucoup de travail et d’efforts, surtout dans un contexte économique difficile. Les gens sont sensibles à la cause », dit-elle.
Elle contacte aussi des commanditaires et, là encore, l’accueil l’encourage. « Les gens sont courtois et respectueux, même quand ils ne peuvent pas donner. Ça montre que la Fondation est bien vue et que la cause en vaut la peine. »
Ses années à la Fondation lui ont surtout appris le travail d’équipe et le partage, dit-elle. Et l’hommage pour ses 30 ans de bénévolat l’a beaucoup émue. « Ça m’a rappelé toute une vie d’engagement », confie-t-elle.
Elle n’a pas l’intention d’arrêter. « Tant que je pourrai, je vais continuer à donner de mon temps et de mon aide. C’est une cause que j’ai endossée et ça va rester ma priorité. »
Le plaisir de donner
Anne-Marie Duval, qui cumule pour sa part 20 ans de bénévolat, trouve dans son engagement le plaisir de donner aux autres.
« Il est plus satisfaisant de donner que de recevoir. Ça rend heureux de donner, c’est gratifiant, ce don de soi », souligne-t-elle.
Elle a également apprécié que la cérémonie hommage reconnaisse les contributions de chacun sur un même pied d’égalité, peu importe les montants recueillis, le nombre d’années d’engagement ou la taille des entreprises représentées.
« C’est un honneur qui fait chaud au cœur », résume-t-elle.

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