Les premiers jours du calendrier ont surtout été marqués par une série de matchs difficiles contre les formations abitibiennes, avant qu’un signal plus encourageant ne soit enfin envoyé dimanche, au Centre d’excellence Sports Rousseau.
Depuis le Nouvel An, la troupe d’Alexandre Jacques a croisé le fer à quatre reprises avec les Huskies de Rouyn-Noranda et les Foreurs de Val-d’Or. Peu importe le lieu ou l’alignement, le résultat est demeuré le même : l’Abitibi a eu le dessus. À Rouyn-Noranda, une défaite en prolongation, scellée par le défenseur Guus Van der Kaaij, est venue illustrer une tendance persistante, celle de matchs qui échappent à l’Armada après avoir pourtant détenu une avance.
Ces rencontres avaient néanmoins valeur de test. Elles marquaient les premiers départs sous les couleurs de Blainville-Boisbriand pour deux des acquisitions du directeur général Olivier Picard, le défenseur Jan Golicic et le gardien William Lacelle. Arrivés dans un contexte exigeant et avec peu de répétitions à l’entraînement, les nouveaux venus ont été rapidement plongés dans l’action. Les résultats collectifs, eux, ont tardé à suivre.
À ce stade, le portrait était clair. En dix matchs, l’Armada n’avait récolté que six points sur une possibilité de 20, avec une fiche de 2-6-2. Plus révélateur encore, quatre de ces huit défaites étaient survenues après avoir détenu une avance d’au moins deux buts.
Une réponse attendue
La réponse est finalement venue dimanche, face aux Eagles du Cap-Breton. À son cinquième match de 2026, l’Armada a signé une victoire convaincante de 5-0, mettant fin à une disette qui s’étirait depuis le tournant de l’année.
William Lacelle, a récolté son premier blanchissage avec sa nouvelle équipe. Il a parlé d’une prestation collective « qui fait du bien ». Devant lui, l’Armada n’a concédé que 17 tirs. Une performance que son entraîneur-chef n’a pas hésité à qualifier de « convaincante » et de « dominante », un contraste marqué avec le récent voyage en Abitibi.
Cette victoire avait des airs de deuxième première impression. Une version « au propre » d’un début de saison « brouillon », avec de nouveaux visages qui commencent réellement à laisser leur empreinte. L’énergie dégagée par le groupe a aussi retenu l’attention d’Alexandre Jacques, qui s’est dit satisfait de ce qu’il a vu sur la glace, une donnée difficile à mesurer, mais hautement estimée à ce moment de l’année.
Discipline et unités spéciales
La rencontre de dimanche a également permis à l’Armada de renverser une tendance qui lui collait à la peau depuis décembre. Cette fois, Blainville-Boisbriand n’a pas laissé filer son avance, l’accentuant plutôt grâce à un tour du chapeau de Bill Zonnon.
L’entraîneur-chef a d’ailleurs souligné l’apport de son attaquant vedette, particulièrement dans un contexte marqué par plusieurs blessures à l’automne. Les trois buts ont tous été inscrits en unités spéciales : deux en avantage numérique et un en désavantage numérique.
La discipline demeure toutefois un enjeu central. Avec 523 minutes de pénalité, l’Armada est l’équipe la plus punie de la LHJMQ. Depuis décembre, ses adversaires ont bénéficié de 20 avantages numériques, contre seulement cinq pour Blainville-Boisbriand. À la date limite des transactions, Olivier Picard parlait d’un « engagement d’équipe », reconnaissant que certaines pénalités « font mal » et que le groupe d’entraîneurs devra se montrer plus sévère lorsque nécessaire.
Le calendrier, lui, n’offre aucun répit. L’Armada retrouvera les Eagles du Cap-Breton mercredi, avant d’amorcer une séquence de quatre matchs à domicile. Une occasion de confirmer que la victoire de dimanche n’était pas qu’un sursaut, mais bien le point de départ d’un redressement attendu.

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