Cette dernière acquisition a fait moins de bruit que les deux autres, mais l’arrière de 6p2 vient colmater la brèche laissée ouverte depuis la blessure de Jérémy Roy, dont la saison est plus que probablement terminée.
Tout comme Dubois, Paquette-Bisson, originaire de Rosemère, a été obtenu des Screaming Eagles du Cape Breton en retour d’un choix de 3e ronde en 2017. En 38 matchs, il avait récolté trois buts et sept aides en plus de maintenir un différentiel de +13.
Avec l’Armada, il retrouve Jean-François Fortin, un entraîneur pour qui il a joué au niveau midget AAA, avec les Vikings de St-Eustache. «C’est le meilleur coach pour qui j’ai joué, a-t-il lancé. Il a sûrement joué un rôle dans le fait que je me retrouve dans cette uniforme.»
Depuis son arrivée avec la Flotte laurentienne, il a marqué un but en huit rencontres tout en affichant un différentiel de +5 dans la colonne des plus et des moins.
Des débuts rapides
Le Rosemèrois a chaussé les patins pour la première fois à l’âge de deux ans. L’année suivante, il faisait ses débuts dans le MAGH, même si l’âge requis était de 4 ans. «Mon père (Michel Bisson) connaissait le gérant du hockey mineur à Rosemère et ils se sont arrangés pour que je puisse commencer ma carrière de hockeyeur.»
Il a joué trois ans dans la catégorie novice et c’est lors de cette dernière saison qu’il est devenu défenseur. «Je connaissais une excellente saison. Je marquais beaucoup de buts, s’est-il rappelé. Mon entraîneur (Jimmy Stamatakos) a eu l’idée de m’envoyer à la défense et j’y suis depuis ce temps.»
Baie-Comeau et Cape Breton
Paquette-Bisson a été un choix de quatrième ronde du Drakkar de Baie-Comeau. Pour poursuivre sa carrière et jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, il lui fallait donc quitter le nid familial comme plusieurs autres joueurs.
L’an dernier, il a déménagé ses pénates en cours de saison pour se joindre aux Screaming Eagles du Cape Breton, une autre formation qui fait beaucoup de route, dont les voyages en autobus se multiplient.
Si s’expatrier fait peur à bien des gens, le nouveau numéro 12 de l’Armada a plutôt vu là un défi qui allait lui permettre de gagner en maturité.
«Ce fut une bonne chose pour moi de devoir voler de mes propres ailes au cours des trois dernières années, a-t-il lancé. Le fait de me retrouver loin de mes parents et de gérer mes propres affaires m’ont permis de gagner en maturité. Quand je revenais à la maison pour la saison estivale, ils découvraient un nouvel homme.»
Même s’il a apprécié son expérience, il salue son retour à la maison, d’où les voyages en autobus sont un peu moins éreintants. «C’est spécial de partir le matin pour aller jouer un match et revenir le soir-même.»
Après les rencontres au Centre d’excellence Sports Rousseau, il est content de rencontrer des amis qui sont venus le voir jouer, lui qui n’a pas eu la chance de les côtoyer beaucoup depuis septembre 2014.
