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« C’est un compétiteur hors pair »

Photo : Sébastien Gervais –

William Lacelle a réalisé 36 arrêts dans le quatrième match de demi-finale.

« C’est un compétiteur hors pair »

Publié le 29/04/2026

L’Armada a tenu bon jusqu’à la toute fin de la quatrième rencontre, protégeant une mince avance qui lui avait causé des ennuis lors des matchs 2 et 3. Et comme l’a dit Gloria Gaynor : « I Will Survive ».

L’analogie est facile, au point où le classique de 1976 s’est mis à jouer dans l’amphithéâtre. Mais l’Armada ne s’est pas contentée de survivre.

Matt Gosselin en a décidé autrement, inscrivant un but qui a donné un coussin de deux buts avec moins de 10 minutes à jouer, pavant la voie à un gain de 3-2.

Torkel Jennersö et Maël Lavigne ont marqué dans la dernière minute de la première période. La deuxième a été plus timide, avant que le rythme reprenne en troisième.

Fidèles à leurs habitudes, les visiteurs ont réduit l’écart à un but. Mais cette fois, il n’était pas question de voir le scénario se répéter dans le camp blainvillo-boisbriannais.

« J’adore la résilience de notre groupe, souligne l’instructeur Gardiner MacDougall. C’est le carré d’as. Il suffit de creuser un tout petit peu plus. C’est une ligne fine. Ça ne prend qu’un jeu. »

Une expérience qui porte fruit

Et pourtant, après cette quatrième rencontre entre deux des trois attaques les plus productives de la LHJMQ, c’est la défensive qui retient l’attention.

Le premier à le reconnaître, c’est William Lacelle. Insatisfait de sa performance la veille, il a fait face à 38 tirs mardi. Il a aussi été le premier à célébrer le but de la victoire de Gosselin.

Le portier « est un compétiteur hors pair », vante son entraîneur-chef. « Ça ressemble à ça jour après jour. »

Au podium, face aux médias, le numéro 35 reste posé, mais insiste : « les unités spéciales sont cruciales ». Et il a raison. Le désavantage numérique de l’Armada a muselé les visiteurs, neutralisant leurs quatre occasions et pavant la voie à la victoire.

Il y a un an, presque jour pour jour, Lacelle, alors avec l’Océanic de Rimouski, se retrouvait dans une situation similaire face à ces mêmes Wildcats.

« J’ai un match 5 à Moncton (…), on l’avait remporté », rappelle-t-il.

Alexandre Jacques est d’ailleurs un fervent défenseur de l’idée que jouer de la bonne façon finit par payer. Il estime que le trio formé de Gosselin, Olivier Lemieux et Vincent Collard a livré la performance attendue pour tenir tête à Moncton.

Le 2 de 3 pour être l’une des deux

MacDougall ne voit pas les choses exactement de la même manière.

« J’ai fait 24 ans de deux de trois », réplique-t-il, sourire en coin malgré la défaite. « Bien sûr que ce sera un gros match. »

Il ne reste qu’une possibilité de match à domicile dans cette série pour les Wildcats.

Du côté de l’Armada, Alexandre Jacques est prêt. Le match de mardi à Boisbriand a servi d’exemple : il suffit de se présenter et d’exécuter.

Le match no 5 sera disputé à Moncton ce vendredi, avant un retour au Centre d’excellence Sports Rousseau pour un sixième affrontement.