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De la cage au mentorat : Charline Labonté poursuit sa route

Photo Ryan Remiorz de La Presse Canadienne – (Archives) Charline Labonté lors d’un entraînement avec l’équipe canadienne, en 2016.

De la cage au mentorat : Charline Labonté poursuit sa route

Publié le 05/02/2026

Même si sa carrière de gardienne de but est derrière elle, Charline Labonté n’a jamais vraiment quitté le hockey.

Originaire de Boisbriand, l’ancienne olympienne s’implique désormais auprès des Goldeneyes de Vancouver, dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), à titre de conseillère au développement des joueuses.

« Quand j’ai pris ma retraite, en 2017, je ne m’y attendais pas vraiment », confie-t-elle. Si elle avait préparé son après-carrière, elle reconnaît que cette transition demeure remplie d’imprévus. « Peu importe à quel point on se prépare, il y a toujours des choses qui peuvent changer. »

Déjà établie en Colombie-Britannique, Charline Labonté a vu la vie bien faire les choses lorsque Vancouver a été confirmée comme ville d’expansion par la LPHF. Une occasion naturelle de poursuivre son parcours dans le milieu du hockey, autrement.

Détentrice d’une maîtrise en psychologie du sport de l’Université McGill, elle occupe aujourd’hui un rôle davantage axé sur l’accompagnement, à l’extérieur de la glace. Elle souhaite notamment aider les joueuses à naviguer la transition entre le hockey universitaire et le milieu professionnel. « Je me vois surtout comme une mentore », dit-elle, d’autant plus à l’approche des Jeux olympiques.

Elle précise toutefois que son mandat ne touche pas directement le développement sur la glace, laissant cette responsabilité au personnel d’entraîneurs. « Si on me demande de l’aide, je vais être là », souligne-t-elle, rappelant que les ressources principales demeurent en place pour les joueuses.

Un processus amorcé l’an dernier

L’arrivée de la LPHF à Vancouver s’inscrit dans une démarche amorcée l’an dernier, alors que la ligue multipliait les démarches d’implantation dans de nouveaux marchés. Dans le cadre de la Grande Tournée LPHF, des matchs de saison régulière ont été disputés dans des villes sans franchise, dont Québec, le 11 janvier.

Charline Labonté avait été invitée à assister à l’événement par Jayna Hefford, vice-présidente exécutive aux opérations hockey de la ligue, avec qui elle a évolué sur la scène internationale. Elle avait également pris part à des activités avec les Canucks de Vancouver, notamment lors d’une célébration des femmes dans le sport. Bref, même retraitée, elle demeurait bien ancrée dans le milieu.

« J’espérais que Vancouver devienne une ville d’expansion », admet-elle. Elle a ensuite pris contact avec la directrice générale des Goldeneyes, Cara Gardner Morey, une ancienne coéquipière. Ce qui devait être un simple échange s’est transformé en plusieurs conversations, menant à une proposition formelle de collaboration.

D’une génération à l’autre

Pour celles issues de l’ancienne Ligue canadienne de hockey féminin, la LPHF représente un véritable changement de paradigme. « Il y avait peu d’opportunités à l’époque, donc difficile de rêver plus loin », explique-t-elle.

Aujourd’hui, elle dit se sentir comblée de pouvoir contribuer au développement de la prochaine génération, tout en demeurant fidèle à sa passion. « Je suis à la bonne place », assure-t-elle, convaincue de pouvoir participer à l’évolution du hockey féminin.

« Nous sommes une équipe d’expansion, donc il y a beaucoup de travail à faire », dit-elle en souriant, précisant toutefois qu’elle n’a aucune intention de remettre l’équipement de gardienne. « Juste y penser, j’ai mal », lance-t-elle en riant.