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Jeux du Québec : Le calme après la tempête

Photo Hugo Bisson – Aprèes la 60e Finale des Jeux du Québec, le comité organisateur de blainville s’apprête à tourner la page. Les prochaines semaines seront consacrées aux bilans avant la dissolution officielle de l’organisme.

Jeux du Québec : Le calme après la tempête

Publié le 17/03/2026

Le retour en classe est fait depuis plus d’une semaine. Dans les locaux réaménagés du Centre récréoaquatique de Blainville, François Rioux et le comité de la 60e Finale des Jeux du Québec poursuivent le travail.

Rencontré à la cérémonie d’ouverture de cette 60e Finale des Jeux du Québec, François Rioux, directeur général de l’événement, avait lancé au Nord Info une invitation : revenir lui parler de ses sentiments lorsque les Jeux seront finis.

Tous les membres du comité organisateur rencontrés dans les derniers mois ont parlé de « nostalgie » et de « mélancolie ». Pour le DG, ce qu’il voyait dans les yeux de ses collègues lors de la cérémonie de clôture se trouvait à mi-chemin entre la fierté et le sentiment « qu’il n’y a pas de lendemain ! »

Une fourmilière qui s’efface

Le contraste est frappant. Les écoles ont repris leur rythme, les élèves de l’Académie Sainte-Thérèse et de l’Externat Sacré-Cœur sont retournés à leurs cours, souvent sans mesurer l’ampleur de ce qui s’est joué entre leurs murs.

À 48 heures du début des compétitions, le comité prenait pourtant possession des lieux. Aujourd’hui, tout est redevenu normal.

En pointant l’école secondaire Henri-Dunant, à deux pas des bureaux du comité, François Rioux parle d’un « feeling particulier ». « C’est comme si on n’avait jamais été là », lance-t-il.

Même constat à l’hôtel de ville, qu’il compare à une véritable fourmilière durant les Jeux. En y retournant récemment, il a retrouvé un environnement transformé, débarrassé de l’effervescence, comme si tout cela n’avait été qu’un passage.

Créer un effet de spectacle

Au-delà de la logistique, le comité avait une ambition claire : offrir une expérience marquante aux athlètes.

« Le volant de badminton ne sera pas plus rapide à Blainville qu’ailleurs », illustre François Rioux. L’objectif était ailleurs : dans l’habillage des sites, dans l’ambiance, dans cette volonté de faire sentir chaque athlète spécial.

Un pari réussi, selon lui. « J’en avais des frissons », confie-t-il, en évoquant notamment les compétitions d’haltérophilie, rarement présentées dans un tel décor.

Il espère d’ailleurs que cette approche laissera une trace et inspirera les prochaines villes hôtesses.

Une page qui se tourne

Si l’expérience a été marquante, François Rioux ne cache pas qu’elle restera unique. « C’est un mandat que tu fais une fois dans une vie », tranche-t-il.

Il n’écarte toutefois pas un éventuel retour dans un autre contexte. La candidature de Mirabel pour les Jeux du Canada, officialisée l’été dernier, représente à ses yeux « une belle évolution ».

D’ici là, le travail se poursuit en coulisses : reddition de comptes, rapports finaux, gala de reconnaissance des bénévoles. Puis viendra la dernière étape.

« Et éventuellement, on va dissoudre l’OBNL. »

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