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L’ancien directeur général Alain Roy se souvient…

Photo Michel Chartrand (archives Nord Info) : Une photo prise au mois de novembre 2009, à 100 jours de la 44e Finale des Jeux du Québec présentée conjointement par les villes de Blainville, Rosemère et Sainte-Thérèse.

L’ancien directeur général Alain Roy se souvient…

Publié le 05/03/2026

À la retraite depuis une douzaine d’années, Alain Roy a vécu de nombreuses expériences comme gestionnaire, mais la plus mémorable de toutes demeure celle où il a été directeur général de la 44e Finale des Jeux du Québec qu’avaient présentée conjointement, en 2009, les villes de Blainville, Rosemère et Sainte-Thérèse.

Dix-sept ans plus tard, Alain Roy a la grande chance de revivre l’expérience des Jeux du Québec puisqu’il fait partie, avec 12 autres membres, du conseil d’administration de la 60e Finale des Jeux du Québec, à Blainville. Il a aussi été membre du comité de candidature et du comité de transition qui ont préalablement été mis en place dans le cadre de cette aventure.

« Ça ramène plein de souvenirs. En fait, l’histoire a commencé à l’été 2023 quand la mairesse Liza Poulin m’a appelé pour que j’aide au processus de candidature de la Ville de Blainville. J’ai accepté avec joie parce que, pour 2009, on avait eu beaucoup d’aide. C’était à mon tour d’aider », relate, en entrevue, celui qui a été directeur du Service des loisirs de la Ville de Rosemère pendant 33 ans avant de prendre sa retraite en 2013.

Priorité à l’athlète d’abord 

À l’époque, Loisirs Laurentides cherchait à ce que la région obtienne les Jeux du Québec, après avoir vu la candidature des villes de Boisbriand et de Sainte-Thérèse pour des jeux d’été ne pas être retenue.

« Avec Patrick Kearney, qui travaillait alors pour Loisirs Laurentides, les villes de Blainville, Rosemère et Sainte-Thérèse se sont assises ensemble et ont décidé de mettre leurs ressources en commun, car on croyait qu’on avait la capacité de le faire. Après avoir obtenu les Jeux, la Ville de Rosemère m’a libéré en 2007 pendant deux ans pour que je prenne la direction des Jeux avec l’aide, comme directeur général adjoint, de Patrick », se remémore le retraité âgé aujourd’hui de 70 ans, reconnu à ce moment pour son sens de l’organisation.

C’est donc sous le leitmotiv « Priorité à l’athlète d’abord » que l’organisation de ce grand rassemblement sportif pour jeunes s’est déroulée pendant deux ans. Entre autres, M. Roy note avoir mis en place, avec l’aide de son équipe, de premiers Jeux du Québec verts grâce à la récupération, à la réutilisation de la nourriture et au compostage. Ces Jeux du Québec ont aussi été les premiers à être webdiffusés, signale le résident de Sainte-Anne-des-Plaines, né à Saint-Jérôme.

Quelques souvenirs…

Quelques souvenirs ? « Comme c’était des jeux d’hiver, on avait décidé que nous aurions des cérémonies d’ouverture et de clôture à l’extérieur, et que ça se fasse au Parc équestre de Blainville. À deux jours des cérémonies d’ouverture, on annonçait 100 % de probabilité de pluie, et le lendemain, encore 100 %. On a décidé de tout déplacer à l’intérieur, ce qui nous a occasionné des coûts importants; 30 000 $ à l’époque. Ça modifiait le déroulement des cérémonies; on ne pouvait pas allumer la flamme à l’intérieur. Gaétan Boucher l’a alors fait à l’extérieur sous la pluie, avec projection à l’intérieur. Notre crainte, c’était aussi que les jeunes attrapent tous la grippe », se rappelle encore M. Roy.

Photo courtoisie – Alain Roy, au centre, en compagnie de ses adjoints Claire Loiselle et Patrick Kearney, lors d’une conférence de presse, tenue le premier jour de compétition de ces Jeux du Québec de 2009.

Celui-ci se remémore aussi qu’il a fallu désinfecter les locaux d’une délégation aux prises avec des cas de gastro-entérite, ce qui a été fait le jour où les athlètes du premier bloc quittaient pour laisser leur place à ceux du deuxième bloc.

Alain Roy se souvient surtout que tout s’est bien déroulé au bout du compte. Même que la délégation des Laurentides avait épaté avec une récolte record de 65 médailles, alors que l’objectif était d’atteindre le cap des 60 médailles, soit une de plus que lors des Jeux d’hiver précédents, et une enviable deuxième place au classement des régions.

Ces Jeux du Québec auront aussi permis à des milliers de bénévoles, dont Liza Poulin, responsable du transport de la flamme devenue mairesse de Blainville, et Geneviève Fournier, une jeune qui sortait de l’université qui occupe un poste de directrice générale adjointe au sein du comité organisateur, de vivre une expérience de vie des plus enrichissantes.

Surtout, pour l’ancien directeur général, la « force du groupe » aura été ce qui a permis à ces Jeux du Québec de connaître du succès. « On avait beaucoup d’ententes intermunicipales à cette époque; les Jeux auront permis de démontrer encore plus la force des regroupements. C’est un legs important », dit-il.

Enfin, M. Roy raconte avoir conseillé aux membres de l’actuel comité organisateur de se centrer sur des objectifs liés aux athlètes pour qu’ils vivent la meilleure expérience possible. Et, s’il faut se fier à ses propos, ce conseil a été bien suivi.

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