Avec le 19e choix au total du repêchage de la WNBA, les Mystics de Washington ont jeté leur dévolu sur la Rosemèroise Cassandre Prosper, première Québécoise de naissance repêchée dans la ligue.
La fierté, chez Pascal Fleury, ancien basketteur pro — notamment chez les Harlem Globetrotters — était évidente. À l’autre bout du fil, il se dit « sans mot » devant la progression des deux enfants de la famille Prosper, Cassandre et son frère aîné Olivier-Maxence.
Sa connexion à la famille dépasse ses 21 années à organiser des camps de basket et à jouer les entraîneurs. « Gaets » — comme il appelle affectueusement Gaétan Prosper, le père de Cassandre — et lui se connaissent depuis belle lurette. Son temps à former les deux jeunes avec le Révolution a été bref, mais pour leur bien, rappelle-t-il : son propre parcours l’a mené au sud de la frontière, il n’allait pas s’interposer.
Cassandre s’est vite mise à jouer avec des garçons, se souvient Fleury — dès sa première secondaire. Olivier-Maxence, lui, est passé par le programme Brookwood Elite à Montréal avant de faire ses valises pour les États-Unis.

Les haltes routières jusqu’à la WNBA
Avant de rejoindre les rangs universitaires américains, Cassandre est passée par l’école secondaire de Cairine Wilson, à Ottawa, où elle a été nommée la basketteuse par excellence du niveau secondaire en Ontario. Comme le rappelle Alexandre Gobeil, directeur de niveau au 2e et 3e secondaire de l’Académie Sainte-Thérèse, « ça devenait difficile d’ignorer le chemin sur lequel elle se dirigeait. »
De 2010 à 2020, la nouvelle repêchée a fréquenté l’Académie Sainte-Thérèse. Elle a ensuite poursuivi à l’Université Notre-Dame, où elle a bouclé un parcours de quatre saisons universitaires. Elle et son frère étaient « des supers élèves et des belles personnalités », assure Alexandre Gobeil. « J’exagère à peine, mais on voyait qu’ils devaient déjà se pencher dans les cadres de portes », lance-t-il en riant.
« On s’entend que la génétique est là. » Gaétan Prosper et Guylaine Blanchette ont tous deux connu du succès dans leurs sports respectifs. Et même si le basketball se pratiquait à l’extérieur des murs de l’Académie Sainte-Thérèse, cela n’a pas freiné le développement de Cassandre. Gobeil et Fleury s’entendent sur une conclusion : elle aurait probablement pu percer au volleyball aussi. « C’est tout simplement une athlète », renchérit Fleury.
Pour Gobeil, Cassandre demeure une ambassadrice de l’établissement, même si elle n’y a pas terminé son secondaire.
Le dénominateur commun
Au-delà du nom de famille, c’est ce que ce nom évoque pour ceux qui les ont côtoyés qui reste.
« Ils sont d’une si grande générosité », souligne Pascal Fleury, qui rappelle que les deux jeunes prennent encore le temps de faire des apparitions auprès des basketteurs de la région — comme à l’automne 2024, un an après le repêchage d’Olivier-Maxence par les Mavericks de Dallas.
« Je leur donne crédit », dit-il à propos des parents. « Ils les ont poussés, ils les ont encouragés, et ils sont qui ils sont aujourd’hui grâce à eux. » Les Prosper, ajoute-t-il, ont grandi « à deux coins de rues » de chez lui.
La famille était d’ailleurs présente à New York, lundi dernier. Ensemble, ils ont vécu l’annonce des Mystics de Washington qui ont misé sur Cassandre au 19e rang.

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