Gens d’affaires, personnalités politiques et figures du monde des médias, sans oublier la famille et les amis, étaient réunis pour les funérailles de M. Brulotte. Mais, le temps de cette journée, tous se sont dits présents pour leur ami. « C’est un ami, un chum », l’a résumé Pierre-Karl Péladeau.
À l’intérieur, près de 500 personnes sont venues honorer celui qui a animé les passions du baseball dans la Belle Province.
Décrit unanimement comme l’ami de tous, Stephen Bronfman le considère encore davantage. Son père, Charles, a été propriétaire majoritaire des Expos de Montréal de 1968 à 1990. Pour lui, M. Brulotte faisait partie de la famille — pas seulement celle des Expos, mais la sienne. « Je le connaissais depuis que j’avais 5 ans, c’était comme un grand frère », a-t-il confié, vêtu d’une veste aux couleurs de Nos Amours.

La grande famille de Rodger Brulotte
La famille des Expos s’est déplacée sur la Rive-Nord pour venir pleurer Rodger Brulotte. Claude Brochu, président des Expos de 1986 à 1998, l’a décrit comme « un homme extraordinaire ». La voix des Expos a travaillé « au rayonnement du club » durant ses années de service. M. Brochu a également souligné son implication à toutes les échelles du baseball au Québec, le qualifiant de « difficile à remplacer ».
« C’est quelqu’un qui, lorsqu’il entrait dans une salle, tout le monde était content », a ajouté Geoff Molson. Le président et propriétaire des Canadiens de Montréal a raconté qu’au cours de ses « 17 à 18 ans à la tête des Canadiens », M. Brulotte était porteur de conseils, particulièrement lors des moments plus difficiles.
Unanimement, c’est sa capacité à rassembler qui a été mise à l’honneur.
À la suite de l’hommage, Michel Bergeron, ami proche du commentateur, a pris la parole. La légende des Nordiques de Québec ne manquait pas d’anecdotes. Mais ce qui ressortait, c’était sa disponibilité. « Il disait rarement non. Il était disponible, il encourageait tout le monde. Il était plus grand que nature. »

Pascale Vallée, épouse de M. Brulotte, a ouvert les funérailles avec un discours touchant. Elle a évoqué ses derniers moments avec celui qui l’a accompagnée à travers les bons comme les moins bons moments.
C’est finalement lors de son témoignage, dans l’église où ils se sont mariés en 2010, qu’elle a raconté, émue, qu’en chantant une dernière fois « My Way » de Frank Sinatra, Rodger Brulotte — son meilleur ami, l’ami de tous, le pilier du baseball au Québec — lui a soufflé : « Bonsoir, je suis parti. »

MOTS-CLÉS
Sainte-Thérèse
Rodger Brulotte
Stephen Bronfman
Claude Brochu