La demande d’injonction de la Ville de Blainville et de la Communauté métropolitaine de Montréal pour freiner l’application immédiate de la Loi 93, adoptée le 28 mars sous bâillon, a été rejetée par la Cour supérieure du Québec, autorisant de ce fait l’entreprise Stablex à commencer l’abattage des arbres dans la Grande Tourbière qui doit être complété d’ici le 15 avril.
L’affaire Stablex dure depuis des mois. L’entreprise d’enfouissement de matières dangereuses a réclamé un terrain dans la Grande Tourbière, un milieu naturel à haute valeur écologique appartenant à la Ville de Blainville, afin d’y aménager une nouvelle cellule. Appuyée par de nombreux Blainvillois, l’administration Poulin, appuyée par de nombreux Blainvillois, s’y opposait fermement.
Stablex, filiale canadienne d’une entreprise américaine nommée Republic Services, a maintes fois menacé la Ville et le gouvernement du Québec d’un bris de services dès 2027, si elle ne pouvait disposer d’une nouvelle cellule pour y enfouir les déchets de matières résiduelles qu’elle reçoit de tout le Canada ainsi que des États-Unis.
Québec s’est montré sensible aux menaces répétées depuis un an par Stablex et a donc imposé une loi forçant Blainville à lui vendre le terrain convoité en vue de le louer à Stablex.
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